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TÉMOIGNAGES INSOLITES dans les ARCHIVES
« Quand nos ancêtres parlaient de catastrophes ou phénomènes naturels »
Mots clés : curé, prêtre, BMS, B.M.S., intempéries, climat, orage, foudre, pluie, neige, froid, séisme, canicule, sécheresse, tempête, crue, inondation.


NB : cette collecte a débuté en avril 2017. Elle compilera désormais les mentions de catastrophes naturelles et événements climatiques désastreux, remarquables ou effrayants sous l'ancien régime et aux alentours de la période révolutionnaire (excepté quelques mentions plus tardives liées aux témoignages précédents). Elles sont le plus souvent écrites par les prêtres dans les registres BMS, mais aussi parfois dans d'autres documents de la main de leur auteur (livres de raison, délibérations consulaires, compoix...). Si rien de particulier n'est spécifié, les documents sont issus des fonds des archives départementales dont dépend le lieu concerné, les cotes sont celles fournies par leurs services et les vues corespondent à celles de leur visonneuse en ligne, si le registre est paginé on trouvera la mention du folio. Une précision est ajoutée s'il s'agit de fonds communaux ou privés.

Dans les transcriptions les astérisques renvoient aux notes en italiques (NDLR) qui peuvent apporter des précisions sur le sens et des repères géographiques ou historiques. De plus, et contrairement aux recommandations de l'École des Chartes, j'ai respecté le plus souvent la ponctuation, la graphie, et le découpage du scribe (ou son absence) afin de coller au plus près du document originel et faciliter la vérification par le lecteur. À cette même fin, les reprises et ratures quand elles sont lisibles sont transcrites avec du texte barré et, afin d'indiquer un doute sur la transcription d'un mot ou d'une partie de mot, des points d'interrogation sont inclus devant ou derrière ceux-ci. En cas d'orthographe extrêmement originale, deux versions de la transcription peuvent être fournies. Pour une publication éventuelle il serait donc nécessaire de rétablir partout la forme préconisée par l'École des Chartes.

La rubrique s'étoffe progressivement par des mises à jour régulières grâce aux recherches des nombreux généalogistes qui ont bien voulu y participer. Bravo à tous ces découvreurs parfois anonymes. Si je dispose de leur nom, ils sont cités avec leur prénom et l'initiale de leur patronyme. Qu'ils soient ici tous très vivement remerciés. En cas de trouvailles faites sur Internet j'ai cité le site Web d'origine. Enfin un grand coup de chapeau au service public des Archives Départementales qui gère au quotidien l'immense majorité de ces documents dont l'utilisation à des fins commerciales n'est pas autorisée.

Le webmaster

Classement par département :
Attention, seuls les départements dont le numéro est en rouge sont actifs à ce jour.
Métropole

DOM-TOM
 
  • 971 Guadeloupe
  • 972 Martinique
  • 973 Guyane
  • 974 Réunion
  • 976 Mayotte
  • 975 Saint-Pierre-et-Miquelon
  • 988 Nouvelle Calédonie
  • 987 Polynésie française
  • 986 Wallis-et-Futuna
Progression de la collecte :
Au 04-Nov-2017 : 2 doc. pour 1 dép.
Au 05-Nov-2017 : 15 doc. pour 7 dép.
Au 09-Nov-2017 : 44 doc. pour 15 dép.
Au 11-Nov-2017 : 52 doc. pour 18 dép.
Au 14-Nov-2017 : 78 doc. pour 25 dép.
Au 20-Nov-2017 : 118 doc. pour 42 dép.
Au 25-Nov-2017 : 159 doc. pour 54 dép.
Au 30-Nov-2017 : 197 doc. pour 55 dép.
Au 10-Dec-2017 : 279 doc. pour 64 dép.
Au 10-Jan-2018 : 400 doc. pour 71 dép.
Au 10-Fev-2018 : 534 doc. pour 74 dép.
Au 10-Mars-2018 : 606 doc. pour 75 dép.
Au 05-Juin-2018 : 741 doc. pour 75 dép.
Au 05-Sept-2018 : 794 doc. pour 77 dép.
Dates butoir
de cette collecte
:
Départements
les plus documentés :
Années
les plus documentées :
Taille extrême
des documents
:


1082 :
tremblement de terre à Angers (Maine-et-Loire)

1846 : inondation à Balbigny (Loire)

   1709 : le grand hiver en France
   1755 :
divers tremblements de terre
   1777 :
un ouragan dans la Vienne
   1783
: séisme, éruptions, intempéries

Les plus longs :
Javron-les-Chapelles (53) : 1755, 12 pages
René (72) : hiver 1709, 8 pages
Le plus court :
Bouillé-Ménard (49) : 1588, 1 mot de 5 lettres

Bibliographie :
  • « Les inondations en France depuis le VIe siècle jusqu’à nos jours », Dunod, Maurice CHAMPION, 1863
  • « Histoire du climat depuis l'an mil », Tomes 1 et 2, Editions Flammarion, Emmanuel LE ROY LADURIE, 1967
  • « Les catastrophes naturelles en France », Documents Payot, Bruno LEDOUX,1995
  • « Les catastrophes naturelles dans l'Europe médiévale et moderne », Presses Universitaires du Mirail à Toulouse, Bartolomé BENNASSAR, 1996
  • « Excès climatiques sur la montagne languedocienne et conséquences catastrophiques », Presses de l'imprimerie Maury à Millau, Pierre MIQUEL, 2001
  • « Les tremblements de terre au XVIIe et XVIIIe siècle », Champ Vallon, Gregory QUENET, 2005
  • « Les malheurs des temps en Gironde au XVIIIe siècle, d’après les registres paroissiaux », in Annales du Midi, Vol. 117 N° 249, pp. 45-73, Stéphane MINVIELLE, 2005
  • « Journal d’un curé de campagne au XVIIe siècle », Presses Universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Asq, Alexandre DUBOIS, 2008
  • « Les grandes catastrophes dans le Haut-Rhin », Archives & Culture, Marie-Claire JUILLARD, 2009
  • « Les grandes catastrophes en Isère », Archives & Culture, Cécile RENAUDIN, 2009
  • « Les catastrophes météo dans le Tarn », Archives & Culture, Catherine CHARLES, 2009
  • « Les grandes catastrophes à Paris », Archives & Culture, Cécile RENAUDIN, 2009
  • « Les catastrophes météo dans le Loir-et-Cher », Archives & Culture, Bruno GUIGNARD, 2009
  • « Les catastrophes météo dans le Loiret », Archives & Culture, Karine PINAULT, 2010
  • « Les catastrophes météo dans la Somme », Archives & Culture, Myriam PROVENCE, 2010
  • « Les dérangements du temps. 500 ans de chaud et de froid en Europe », Éditions PLON, Emmanuel GARNIER, Jean-Louis BALLAIS, 2010
  • « Nos ancêtres et les mentions insolites des registres paroissiaux », Editions Thisa, Thierry SABOT, 2011
  • « La météorologie autrefois. Recueil des éléments climatiques de l’an 400 a 1845 en région Rhône-Alpes et PACA », Bookeditions.com, Fabienne GILBERTAS, 2012
  • « Les catastrophes météo en Loire-Atlantique », Archives & Culture, Marie-Hélène LERAY, 2013
  • « Quelques éléments sur des inondations remarquables et particulièrement dévastatrices survenues à St-Guilhem-le-Désert (Hérault) », Christian PIOCH, n.d.
  • Une bibliographie sur le climat (BNF)
Liens vers des sources particulièrement bien documentées :
Remarques succinctes sur l'orthographe d'ancien régime :

L'orthographe des siècles passés et en particulier de la période qui nous intéresse ici n'est pas encore totalement normée. Cela signifie qu'elle est assez différente de celle d'aujourd'hui pour des points très précis que l'on va résumer brièvement ci-dessous. De plus la compétence des scribes (prêtres, notaires ou simples particuliers) est très variable d'un individu à l'autre. On pourra trouver des écrits très bien structurés de gens lettrés, mais aussi des textes quasi phonétiques et sans régularité aucune chez des personnes ayant eu un parcours scolaire très limité : n'oublions pas que l'école sous l'ancien régime ne s'adresse qu'à une minorité d'hommes aisés. Voyons de quoi il retourne généralement :

  • la ponctuation :
    Très peu de points : ce sont les virgules ou points-virgules qui les remplacent en général. On trouve très souvent une virgule avant le mot "et". Les majuscules sont placées au bon vouloir du scribe, plus dans un souci décoratif ou par habitude d'écriture que liées à la ponctuation. Il n'y a donc pas forcément de majuscules aux noms propres mais on peut en trouver n'importe où en début de mot.
  • les césures :
    Comme on écrit à la plume, souvent le scribe ne lève sa plume que pour la recharger en encre et pas forcément pour séparer deux mots. Cette tendance s'estompera au XVIIIe mais elle est très courante au XVIIe. Corollaire : on emploie peu l'apostrophe et on écrit par exemple "lun lautre" pour "l'un l'autre" ou "dune" pour "d'une". Par contre plusieurs adverbes sont séparés en deux comme "beau coup", "sur tout", "lors que" ou "long temps".
  • les lettres particulières :
    La lettre "i" latine est moins employée que la lettre "y" grecque, par contre elle remplace souvent la lettre "j". Ce qui nous donnera "foy" pour "foi", 'voicy" pour "voicy", 'icy" pour "ici", "la pluye" pour "la pluie", "jay", "iaÿ" ou "iai" pour "j'ai", "ieudi" ou "ieudy" pour "jeudi", "iusquau" pour "jusqu'au" etc. Le "y", quant à lui, est souvent surmonté d'un ou de deux points.
    Les lettres "u" et "v" sont généralement identiques au XVIIe : on écrira aussi bien "uiure" que "vivre".
    La lettre "c" issue du latin est beaucoup plus fréquente qu'aujourd'hui dans certaines familles de mots. On peut trouver par exemple "huict" (octo), "faict" (factum), un "fruict" (fructus) ou "dict" (dictata)...
  • autres spécificités :
    • a / à : mis souvent l'un pour l'autre sans raison particulière si ce n'est l'habitude du scribe.
    • terminaisons de l'imparfait : "ois, oit, oint" pour "ais, ait, aient" ce qui donne "il tonboit de la pluye" pour "il tombait de la pluie"; de même on pourra trouver "un marois" pour "un marais".
    • le genre de certains mots peut être différent : on lira souvent "une automne".
    • ^ : l'accent circonflexe lorsqu'il n'a pas encore été inventé est donc remplacé par la lettre "s" dont il est issu. Cela donne "gresle" pour "grêle", "forest" pour "forêt" ou encore "mesme" pour "même". Par contre quand il est utilisé, on le trouvera parfois à des endroits inhabituels comme dans le participe passé "vû".
    • "é" "è" : les autres accents sont bien souvent omis au début ou à l'intérieur des mots pour n'apparaître que dans les finales comme par exemple "deferées" pour "déférées".
    • "veu" mis pour le participe passé "vu" comme "leu(e)" mis pour "lu(e)".
    • ¨ : le tréma est plus courant qu'aujourd'hui dans les mots ayant plusieurs voyelles successives comme dans "menües" pour "menues" ou "büe" pour "bue".
    • "s" : la lettre "s" en finale est parfois remplacée par un "z", "jugez" pour "jugés" par exemple.
    • "&" : l'esperluette parfois employée à la place du "et" classique.
    • quelques mots de plus : "aagé" pour âgé", "les bleds" pour "les blés"; "le pescher est un arbre fruictier" pour "le pêcher est un arbre fruitier", "encor" pour "encore", "cens" pour "cent", "le tems" pour "le temps", "un prebstre" pour "un prêtre", "febvrier" pour "février", "peuble" pour "peuple", "esglise" pour "église", "soubsignez" pour "soussignés", "icelle" ou "ycelle" pour "celle-ci", "iceux" ou "yceux" pour "ceux-ci" etc.
  • les abréviations et notes tironiennes :
    Pour gagner du temps et de l'encre les scribes abrévient souvent les mots à l'aide d'une sorte de tilde au dessus de la partie manquante. À vous de deviner d'après le contexte ce qui manque et le restituer. On trouve aussi très couramment des abréviations "numériques" pour les mois de l'année : "7bre" pour "septembre", "8bre" pour "octobre", "9bre" pour "novembre" et "Xbre" pour "décembre".
    Quant aux notes tironiennes il s'agit de signes sténographiques remplaçant un son : le plus connu est le "9" qui se lit "con" par exemple "9pletem~" se lit "[com]plètem[ent]".

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