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TÉMOIGNAGES INSOLITES dans les ARCHIVES
« Quand nos ancêtres parlaient de catastrophes naturelles »
Département de la Drôme (26) / Rhône-Alpes / Auvergne-Rhône-Alpes

Clansayes / Hostun / Mollans-sur-Ouvèze / Montrigaud / Roussas / Saint-Rambert / Séderon

Commune
et/ou paroisse
Cote(s) AD
Date et type
d'événement
Image du document
(cliquez sur la vignette pour l'agrandir)
Transcription du document
Roussas

BMS
1617-1692

5 Mi 323/R1

vue 17 / 110

novembre 1630

inondation

décembre 1630

froid et neige

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom, merci à Olivier P.)

Novembre

Ce 13 / 8bre / la riviere de la Vence* desborda sy extrao(rdi)
nairement quelle battoit la tour du Moulinas
du couchant le grand chemin Rendant au po(nt?)
de Bere* et a St Paul

NDLR

* La "Vence" et la "Berre" sont les deux cours d'eaux qui longent la commune de Roussas.

** Probablement "Saint-Paul-Trois-Châteaux" au sud de Roussas.

Decembre

Le 21 jour St Thomas tomba de nege en abon(dance)
Le 22 gella bien fort. Le 23 et 24 les vents feur(ent)
sy froids et vehements que le regiment d’Ann(ecy)
venant du Piedmont despuis St Maurice iu(sque?)
a Thulette mourut des soldats dudict regiment
quarante et cinq. Oultre qu’un enfant de ce li(eu)
nommé Estienne imbert dict de Michel Blanc
estant alle a Pierelatte vendre quelque chasse f(ut)
tellement batteu de mauvaix temps qu’il eut
peyne ce rendre dudict Pierelatte au logis de
Bere ou estant Monsieur Joubert pour lors
rentier de la seigneurie le pressa fort ne boug(er)
de son logis ne le pouvant arrester pour rins
la veilhe fut (con)strainct le laisser appres luy
avoir faict boyre feuilhette* de vin. Le pauvre
garçon ce mettant en chemin pour Roussas le
mauvais temps l’abbatit droict le pré de la Grange
Gybouxe appartenant a Monsieur des Granges. Ou
il feut treuve le lendemain bon iour de Noel
mort escarté du chemin d’environ trente pas son
chappeau et son manteau esloignes de luy de luy
on y treuva tout ce qu’il devoit apporter dudict
Pierrelatte fut (con)duit dudict jour en sa mayson
ou ces pauvres Pere Mere freres et sœurs en eurent
un extreme desplaisir il fut enterre le lendemain
jour St Estiene dans le cimetiere age de 32
ans nestant encores marie

* Une "feuillette" est une certaine quantité de liquide de capacité variable selon les lieux.

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Hostun

BMS
1727 - 1774
1 Mi 66/R2

vue 60 / 448

15/09/1733

inondation

(info http://www.bletteryjp.fr, merci à Irène et Jean-Paul B.)

Le mardi au soir 15° de 7bre 1733 il est arrivé une si grande
inondation qu’on ne vit rien de pareil depuis 1651 et lizere
a été si débordé que tous les fonds qui regnent tout le long de
/ cette riviere / comme prairie chenevier treillage ont eté couverts de son
limon les feniers qu’on n’avait pas retiré tous emportés les
treilles renversées et consequamment la vendanges perdues
on ne voyoit sur cette rivière que des meubles coffres garderobe
tonneaux plusieurs meme plein de vin et autres ustanciles
La ville / de grenoble / a eté en cette occasion extraordinairement mal traitée
Le pont de bois presque neuf mis par terre plusieurs maisons
de la periere si fort endommagé quil a fallut les abbatre
entierement et plusieurs marchands dans cette rue totalement
ruinés Leau couloit dans toute cette ville excepté a la place
de St andré et de celle aux herbes et dans plusieurs endroits
on ne communiquoit quavec des bateaux.
Les habitants demen* nos voisins ont souffert tous les domages
inimaginables tous leurs fourneaux emportés leurs tuileries
[lacune] entrainés on ne vit enfin jamais un pareil desas[tre]

* Mis pour "d'Eymen". "Eymen" est une commune qui s'appelle aujourd'hui "Eymeux" située à 5 km au nord-ouest d'Hostun en bordure de l'Isère, siège d'une industrie de la tuile. On y trouve encore une entreprise de ce type aujourd'hui (Terres fines du Vercors) et une adresse appelée "Passage de la Tuilerie". NDLR

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vue 224 / 387

1740

intempéries

crue

inondation

(relevé Geneadom)

finisson cette année sans la regretter ayant étée la plus
mauvaise de notre souvenir, si nous en exceptons 1709. Les
calamités ce celle cy 1740 nous furent annoncées des la
precedente 1739 par des oragans terribles mêlés de
pluyes, de tonnerres, et des éclairs. le 19 juin et les derniers
9bre une grande partie des fruis fut gâtée, les arbres
déracinés, les édifices renversés, les terres entrainées &tc. le
froid commença le 17e 7bre et ne finit que le 25e
May, tems qui fut toujours tres rude en toute
façon. cependant les fruis furent encor assez bons
mêmes assez abondans, l'êté ayant êté tres beau
jusques au 1er 8bre que le froid recommença d'une
maniere si violente que l'on en avoit vû peu
d'exemple dans cette saison. Comme tout êtoit fort
tardif, les fruis se trouverent tous dehors et perirent
entierement, surtout le vin, les noix, les chataignes
les glans et aûtres danrées que l'on persoit en automne
Le tems dura ainsi jusques au commancement de
xbre qui a êté tres beau, Dieu veüille que cela
nous annonce l'année prochaine plus heureuse
cependant les dêgas que le débordement du
Rône et de l'Isere vient de causer, nous donne
bien a connoître que la justice Divine n'est
pas satisfaite.  Morel p[rê]tre curé

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vues 232
à 234 / 387

folios 7 à 9

1740-1741

gelée

sécheresse

canicule

(relevé Geneadom)

24 enfans batisés dont six de mors
22 autres enterremans
2 mariages qui ont unis les quatres plus
miserables de la parroisse ; en sorte qu'il nous
reste bien du papier et du tems pour
ajouter nos remarques et nos reflexions
sur cette année. nous dirons donc, que pour
faire un bon et véritable
Almanach, on ne doit pas
les faire par avance, mais
une année apres pour l'aûtre
tout comme l'on doit attendre
le soir pour assurer si le
jour à êté beau, serain où
pluvieux &c. c'est ainsi
que je souhaiterois qu'à la
fin de ma vie l'on dit
de moy que j'ay êté ce
que je tâche tous les

les jours d'être.
l'année 1741, suivant de
trop pres l'année
1740 luy a êté
semblable en bien des choses
c'est-à-dire : qu'elle a
êtée, comme elle bien
mauvaise. car la gélée
du mois d'octobre de 1740
avoit si fort endommagé
les arbres et les souches
des vignes, qu'elles s'en
sont encore bien ressenties
en 1741. que l'on a pu
faire aucun provins* ;
de plus queques gêlées
melées avec quelques beau
jours d'hiver, au mois de
janvier, les plantes se
trouvant dêjas en sève
un froid modique gâta
entierement les vignes aux
environs de Romans,
valence, &c. mais le
froid qui vint le dernier
d'Avril sur le soir, et
dura les premiers de may

fit croire
que l'on auroit rien
cette année lâ, comme
de faire point de noix
et peu de vin, mais qui
a si bien meurit, et est
devenu si bon, que l'on
n'espere pas de cinquante
ans d'en avoir de pareil.
tout comme il s'êtoit
passé un siècle que
l'on en avoit pas bû
de si mauvais qu'en 1740.
En fin dieu qui veüille
toujours sur les besoins de
ses enfans ingrats, à
pourtant permis que
cette année 1741, ne
doit pas être mise au
rang des calamiteuses : de
memoire d'homme on avoit
pas tant vû de grains
et bien de sortes de fruits
comme de chataignes,
cependant le blé à

valu sous le fleau et
même apres, cinquante
sols le quartal mesure de
Romans, le vin depuis
quinze jus[qu']à vingt livres,
mais on en a tirer des
cotes du Languedoc à
meilleur marché, une
chose remarquable cette année
est que depuis le commancement
jusques à la fin, les pluyes
ont étées d'une rareté
étrange, le peu qu'il en est
tombé est toüjours venu si à
propos que l'on peut dire
qu'elles ont toutes êtées
favorables, et point de
nuisibles : cependant c'est de
cette raretté de pluye, qu'est
venue celle du foin, et
n'ayant pas plût pour
rafraichir l'air, les chaleurs
ont êtées violentes en été et
en Autonne, à quoi l'on

a attribué la cause de
quelque maladies, parmis
lesquelles le flux de sang
a êté le plus en vogue.
on peut voir par ce
registre que les mors n'ont
pas étées trop frequentes.

* S'écrit aussi "provain" ou "pourvin" et désigne le rejet d'un cep de vigne que l'on conserve pour en faire un nouveau (action de provignement), marcotte de la vigne. NDLR

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vue 245 / 387

1742

beau temps

sécheresse

(relevé Geneadom)

[verticalement]

Cette année 1742 doit être sans contredit
mise au nombre des meilleures de notre âge,
surtout si lon fait attention à la fertilité, aux beaux
jours et à la santé dont Dieu nous a favorisé
jamais on ne vit si belle recolte, en grains;
en vin et en noix; il est vray que la rareté
des pluyes depuis le mois de may jusques à
celuy de 7bre à fait que l'on a eu peu de
foin, des chataignes et de la gland; des chaleurs
brûlantes, point de maladie. à peine a t
on entendu le tonnerre; la grêle a êté
entierement inconnue.

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vue 255 / 387

1743

beau temps

(relevé Geneadom)

Cette année 1743 peut
bien être mise au nombre
des meilleurs de notre âge
beaucoup du blé, beaucoup
du vin, le tout assez beau
de toutes sortes de fruits
des noix sur tout, au prix
au dessous de quarante sols
la baine, le vin 7 ou 8
le blé depuis quarante
jusques à cinquante sols
beaucoup de fourrage
ayant eu pendant
tout l'êté à force pluye
mais point de mauvaise
par consequent point de
secheresse, point de maladie qui ait rêgne
jamais on ne vit une si belle automne
jusques aux fêtes de noël que le froid
se fit raisonnablement sentir.
(...)

—  —  —

Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vue 266 / 387

1744

pluie

inoindation

 

Relevé de chronique en cours

(relevé Geneadom)

Transcription en cours

 

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Mollans-sur-Ouvèze

BMS
1740 - 1748
5 Mi 300/R6

vues 107 et 108 / 163

folio 20

1745

sécheresse

 

16/09/1745

orage

crue

inondation

 

 

 

 

(info gardenotes.org/)

Observations du 16e 7bre 1745

Bien que les registres parroissiaux ne soient
destinés qu’à recevoir les actes de batème, mari
age, sépulture et au plus quelques autres faits
concernant la religion, étant néantmoins arrivés
au milieu du mois de septembre, et n’ayant pas
encore rempli des actes de l’année courante la
moitié du present registre j’ai eu a propos de
raporter a la fin le fait qui suit comme dig
ne de memoire perpetuele ce quinze septembre mil
sept cent quarante cinq a deux heures après minuit ensuitte
de quellques tonnerres peut bruiteux survint une pluye
des plus abondantes ; mais comme elle avoit été précedée
d'une secheresse de quelques mois qui faisoit craindre
pour les recoltes encore pendentes, cette pluye nous rejoui
d'abord, et nous porta a des remerciemens envers Dieu
auteur de tous biens ; mais comme cette meme pluye
continua jusque sur le midi, et meme toujours plus forte
acompagnée de plusieurs tonnerres consecutifs, nous
commençames a en étre efrayés, d'autant que toutes nos
rues etoient inondées, et qu'il n'y avoit aucune maison qu'on
put garantir de l'influence des eaux des couverts, et de
ceux memes qui étoient tous neufs. cependant nos
alarmes se dissiperent vers le midi, mais ce fut pour biens
peut de temps : après un quart d'heure dintervale la
pluye recommança avec les tonnerres biens plus forts qu'au
paravant. Les nuages afreusement épaissis ne laissaient
gueres de diferences entre le jour et la nuit. cette pluye dura
jusqua trois heures et demi. pendant ce temps la on vit descen
dre de nos montagnes une si grande quantité d'eau qu'elle faisoit
en plusieurs endroits d'espece de rivieres, dont plusieurs creusées
jusqua cinq a six pieds, et tout le reste ce divisoit en
forme de petits sillions, qui emportant le suc des terres lais[soient]
les arbres tous decharnés et couvroit en certains endroits q[ui]

qui étoient un peu en plaine jusquau poin[tes] des sarments de nos vignes. en meme
temps nous aperçumes que notre riviere ne pouvant plus contenir
dans son lit, s'extravasa de chaque cotté des bas fons de nos
campagnes, mais d'une façon si extraordinaire que les plus
anciens du païs assurerent que en 1684 ou l'on avoit vu une
inondation jusque lors sans exemple, les eaux ne monterent
pas si haut a beaucoup près ajoutant quil s'en faloit d'environ
vingt pas. toutes les fortifications qui etoient long de la riviere
on eté emportées, plusieurs fonds ont eu le meme sort. tous les
jardins du faubour ne sont plus qu'un tas de gravier, et les
plus hauts dont les murailles ont toutes été renversées
sont couvert de limont. les murailles / du jardin / de Monsieur
Ginoux le notaire ont été emportées / et / quantité de ruches à
miel [rature] ; en dessous du pont tous les jardins
engloutis, le grand pré a Monsieur le marquis de simia
ne qui est sur la droite de la riviere se trouve a moitié
chargé de gravier, et tout ces mèmes cotté jusqu'au dessous
de la chapelle de saint marcel est ou chargé du gravier ou
du limont. a la gauche la grande chaussée qui faisoit tète
a toute la serre a été entierement emportée, et jusqua la
grange du sieur morenas, ce n'est plus qu'un haut gravié ou
lon ne voit plus que des arbres chaussés de brossaille jusqu'au
branches sans distinction de chaussées ni des canaux d'arrosages
en sorte que tout ayant disparu aux arbres près on ne peut
plus distinguer qua ces tristes signes les fonds des particuliers
en dessous de la dite grange il y à moins du domage à la
verité, mais tout y est au moins chargé du limon qui
perd non seulement la recolte pendente, mais encore
celle de l'année prochaine, étant impossible qu'a la 1ere
on puisse remetre ces fonds en etat de pouvoir donner
des fruits aux proprietaires eu égar aux ravines, aux
crevasses, aux creux que toutes ces terres ont soufert
et dont le domage est a proprement parler inestimable.

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vues 279 à
283 / 387

1745

 


(relevé Geneadom)

Transcription en cours

 

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vue 291 / 387

1746

intempéries

(relevé Geneadom)

Cette année 1746 qui nous avois êtée annoncée par
les éclairs les tonnerres les premiers jours de janvier a vu
des choses tres particulieres. Elle est allée à toutes extremités.
L'hiver extremement froid, long et abondant en neiges; le
printems extremement pluvieux surtout sur la fin; l'eté
extrement chaud, en sorte que depuis 1705 on avoit pas
senti de pareilles chaleurs, on a ôuit d'Autriche que les
gens y êtoient suffoqués dans les campagnes par les chaleurs.
L'automne a de même eu ses extremités, puisque des les
premiers jours d'octobre nous avons eu de la neige et des
gelées qui n'ont pas cependant endommages les fruits de
la terre... La recolte du blé et du vin à tenu un
juste milieu; celle des aûtres fruits a êté abondante
les maladies ont êtées frequentes dans la pleine de la
valoire*, à valence et dans le haut dauphiné, les
hommes y mouroient en tres grandes quantité à Mont
falcon* même, pour ainsi dire, Montrigaud a êté le seul
endroit où tout le monde a jouit d'une parfaite santé.

* Montfalcon (à 5 km au nord-est de Montrigaud) est un village du département de l'Isère situé dans la plaine de Bièvre ou Bièvre-Valloire à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Grenoble. NDLR

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vue 303 / 387

1747

intempéries

 

08/08/1748

grêle

 

 

 

(relevé Geneadom)

[ligne illisible]
[?] n'a eté les deux premiers mois n'étaient pas [?]
d'hiver, ni de printems; mais un veritable été [lequel?]
vint avec le mois de mars et dura jusques en May et [?]
mois de juin on eu tant de pluye que la campagne fut
toute innondée, les prairies et terres entrainées; plusieurs
personnes et animaux noyés. juillet et Août tres beaux, mais
si brulants qu'on avoit guere vû de chaleur plus grande,
cette année, la precedante, 1718 et 1705 ont étés les
plus distinguées par la chaleur dans cette moitié de siècle
aussi dans cette derniere 1747 une infinité de maladies
ont affliges presque tout le monde, des le mois d'Août
la dissenterie, enleva presque un quart du peuple à Serre
et aux environ et à Montrigaud jusques des familles
entieres, de sorte que la petite verole dans l'hiver, le
flux de sang dans l'été où les pluyes qui en ont noyes
dans cette paroisse on en a perdu 75. que si tous les registres
ne se trouvent pas êcris, ils ne sont pas dans le cas d'être
recherchés, car on a eu grand soin de marquer tout ce
qui êtoit necessaire. Au mois de 7bre les pluyes
recommançants pire que cy devant appaiserent un peu
le feu des maladies, mais les terres furent absolument
sacrifiées, les arbres abbatus, les vignes déracinées, le tout
à n'être pas retabli de la vie des vivants le beau temp
revint avec octobre et dura jusques apres les Rois de l'année
1748 de sorte que chacun pû faire les travaux qu'il
a voulu pendant ce temp, mais il n'y avoit pas moyen
de reparer les dégas causés par l'eau et la grêle, qui
le 18e Août à huit heures du soir brisa les tuiles
sur les toits, écorcha les arbres et ne laissa absolument rien
surtout dans Montrigaud, où l'on ne ramassa pas
vingt charetes de vin en tout, encor tres mauvais qui
[avait?] cy devant belle apparence de belles vandanges

[?] la recolte du blé n'avoit pas êté mauvaise,
mais ce fut là tout ce que l'on eu cette année
Les troupes sans nombre que nous fûmes obligés
d'entretenir en provence et sur les frontieres du Piemont
Sardaigne, attirerent dans ce païs la cherté des vivres
et des le mois de Mars le blé, que l'on avoit environ
pour quarante sols monta jusques à 4 lt avant la
moisson, le vin de 10 lt à 24 lt prix qui n'a que
baissé depuis et qui ira peut être plus avant la
prochaine recolte; ainsi on pourra dire que depuis
1709 on avoit pas vû les denrées si cheres qu'en
1747 et 1748.
(...)

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vue 311 / 387

1748

météorologie

(relevé Geneadom)

on pourra parler differemment de cette année
1748. dans le coeur du Royaume et du coté de
la mer oceanne il y a eut abondance de tout
mais dans le Dauphiné et pres du Rône, le
blé à manquer entièrement, en sorte que l'on
en a pas recüilli autant que l'on en avoit
semé; les grandes pluyes de l'année
avoient tellement dégraissez et entrainez les
terres, qu'il êtoit visible qu'elles s'en
ressentiroient. D'ailleurs on sema fort tard
les blés ne pûrent pas beaucoup avancer
avant l'hiver, qui fut extremement rude
sur la fin tout cela contribua beaucoup
à ruiner les fruits de la terre. Le temps pour
cette année a êté fort commode; point
de pluye que tres a propos, point de gre[êle]
à Montrigaud, mais une tres forte à St
Bonet dans tres peu d'espace. Aussi
auroit on eu assez de tout, excepté le blé
beaucoup de legumes et des petis gr[ains]

qui se semait au printems. La rouille
à endommagér les vignes, tres belles
sans cela enfin une gélée arrivée vers le
23e 8bre gâta les glans, les chataignes et
les millets, qui êtoient tout en belle apparence
comme les voisinages de l'armée de Piemont
avoient dêjas rendu les dentées rares, la
misere c'est trouvée generale dans ce païs
le blé 5 lt 10 S, le vinà 12 lt
   au printems il y eu quelques rhûmes mêlés
de malignité, le reste de l'année point de
maladie.

(...)

—  —  —

Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vues 318
et 319 / 387

1749

intempéries

(relevé Geneadom)

cette année 1749 nous avons peu a observer
mais il y a des particularites rares et presque
incroyables. le mois de janvier fut tres
pluvieux, ce qui étoit de neige dans les païs
plus élevés. fevrier tres beau, mars bien
froid avec quantité de neige qui continuerent
jusques à la fin d'Avril. Il y eu quelques

beaux jours au commencement de May, mais
vers le dix les pluyes froides, les neiges
bien bin souvent mêlées de tonnerres et de grê[le]
recommancerent et firent de grands maux. Le
mois de juin fut toûjours froid, en sorte qu['il]
géla - la moitié du tems en plusieurs end
endroits, surtout le jour de la fête de St
Pierre et St Paul de 29e. Pendant ce mois
il tomba quantité de neige qui coucha les
blés et emporta la moitié de la recolte, com[me]
les gelées avoient fait des fruis et du vin
dans les endrois bas on a eu cependant
passablement de grain, mais point du tout de
vin et les vignes les plus élevées ont porter
raisonnablement. juillet fut tres chaud, sans
aucune pluye; Aout et 7bre assez temperes
8bre beau jusques au vingt que le froid vint
et gela les vignes où les raisins se trouvaient
encor en partie.
   Le blé avant la moisson valu pres de six
livres et varia beaucoup par intervalles, à cause
que l'on en apportoit des païs étrangers. Après
la moisson, il a valu aux environs de 4 lt le
vin qui se vendoit entre dix et douze lt mais
aux vendanges jusques à 15 et même 18 lt mais
il êtoit beaucoup plus cher au pres du Rône

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vues 319
et 320 / 387

1749-1750

sécheresse

intempéries

(relevé Geneadom)

on vit sur la fin de cette année et au
commencement de 1750 le Rone si bas
qu'on ne l'avoit jamais vû si petit; on
a assurer que plusieurs personnes l'avoit
gayer, où passez à cheval, les autres
rivieres basses à proportion, car depuis le
milieu de 7bre jus[qu]au mois de Mars de 11e 1750
presque ni pluyes ni neige mais pour lors
l'hivert recommença par une bise tres forte
et quantité de neige apres deux mois de chaleur
comme en êté, en sorte que les blés montèrent

les arbres êtoient chargés de fleurs et de feuilles
l'année precedante il en avoit fait presque
autant, mais un peu plus tard; car le 4
Avril les seigles êtoient en épis et resterent
dans cet êtat, sans rien avancer jusques au
commancement de May.
C'est cette année 1749 qu'a êté bati
le logement des poules pres du four et les
lieux communs. le tout à mes propres
dépens : il m'en a coûté cent cinquante
livres    Morel  curé

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vues 327
et 328 / 387

1751

météorologie

(relevé Geneadom)

L'année 1751 a beaucoup relevér le courage
aux Malheureux : pour le temporel et pour le
spirituel
cependant le commancement de l'hiver fut rude
le milieu plus doux mais la fin qui ne se
termina qu'au mois de may fut abondante
en froid en neige et autres incommodites le mois
de juin tres pluvieux, juillet et Août sans
pluye ce qui a perdu tous les petis grains
le commancement de l'Automne, les gens
plus avises par la negligence des années

precedentes seurent profiter pour semer
a propos aussi on voit vers la Toussaints
les blés ou herbe beaux partout
le froid se fit sentir fortement des le sept
novembre et continua jusques au jour
des innocens, exceptés peu de jours de tems
tres doux, on en eu plusieurs jours de grandes
gêlées et quantité de neige surtout depuis
le 15e xbre.
    En êté le tonnerre avoit êté frequent et la
foudre avoit ? bien du monde ailleurs
icy seulement un boeuf chez Lambert
(...)

La fin de cette page et le début de la suivante concernent les affaires du royaume (paix) et de l'église (jubilé). NDLR

La recolte du blé a été médiocre, point
de petits grains; du vin en abondance, des
noix extraordinairement ; beaucoup de fruits
d'êté, point pour l'hiver, beaucoup
de chataignes, point de glands la rareté
du foin à fait que l'on a tuer beaucoup
de bêtes pour grasser ce qui a fait que
l'on a eu la viande bon marché le
prix du blé avant la recolte 2 - 5 S le vin
18 où 20 lt apres la recolte 6 lt le meilleur
7 lt ou 8 lt et le blé 3 lt le pain 2 S ou ?
toute l'année.

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Séderon

BMS
1669 - 1792
5 Mi 361/R4

vue 45 / 110

18/02/1751

neige

(info https://www.essaillon-sederon.net, relevé Geneadom)

[en marge, encadré]

Lan 1751 et le 18 fevrier attendu
labondance des neiges qui ont empeché les
parents daller faire baptiser l'enfant a barret
de lioure*; j'ai baptisé Jean Joseph julien fils
d augustin et de lisabeth roux maries. le
parria joseph ricou la marraine magdeleine
roux. Labrugiere curé de sederon

* Nous sommes ici en région montagneuse à environ 1000 m d'altitude et "Barret-de-Lioure" est situé à 14 km au sud-ouest de "Séderon" par la vallée. NDLR

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vues 340
et 341 / 387

1752

intempéries

 

08/06/1752

inondation

(relevé Geneadom)

cette année 1752 peut etre appellée
l'année d'abondance. L'hiver fut rude
surout sur la fin, qui ne se termina qu'au
mois de may, jusques là toûjours froid et
de neige en quantité. Leté fut mêlé de
grande chaleur, tonneres et grêle qui fit de
grans dégas, mais surtout les inondations
furent frequentes. La premiere le huit de
juin jour de St Medard, toutes les terres

labourées furent entrainés, de même les premiers
jours d'Août et plusieurs autres fois jusques au
commancement de 7bre que la secheresse commanca
de sorte qu'il ne plut rien le reste de l'année
jusques aux neiges qui vinrent tard, l'on a
semé la terre êtant comme des cendres, et
le grain n'a germé et poussé que quand la
fraichair est venüe, nous verrons, si
nous vivons quel effet en suivra.
    Malgrer donc, les pluyes et la grêle
on à eu beaucoup de blé, et grande abondance
de vin et tres bon, il s'est donnez dans
les environs aux vendanges pour moins de
3 lt la charge, sur la fin de l'année 5 ou 6 lt
on a écrit de la basse Provence que le
quintal du vin s'y êtoit donné pour 14 S
et a Lion le quintal de la vendange 10 S
le blé se vent 2 lt 10. quantité de noix
et bien bonnes, à 2 lt la baine peu
d'aûtre fruit, point de gland du tout.
point de maladies; point de guerre; point
d'affaire d'êtrat considerable si ce n'est

(...) La suite traite des diverses réforme touchant l'église. NDLR

—  —  —

Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vue 353 / 387

1753

météorologie

(relevé Geneadom)

Cette année 1753 a êté fertile et
saine; peu de Maladies, ce qui peut se
justifier par ce registre.
L'hiver fut rude des le commancement et sur
la fin, qui s'etendit jusques au mois de Mars
avec de la neige et des gelées en quantité, elles
ne furent cependant pas nuisibles au noix
ni aux vignes, mais beaucoup aux autres
fruis.
Le mois de juin, les quinze premiers jours
tonneres et grêle à force qui endommagea
ou elle donna, Montrigaud fut épargné
des la fin des neiges la secheresse avoit
regnes et continué jusques à la fin de juin
ainsi peu de foin, assez de blé et autres gr[ains]

Le mois d'Août fut pluvieux, septembre
sec jusques au quinze d'octobre que les
pluyes revinrent et tout de suite les neiges,
le froid et pour le dire en un mot, l'hiver
car on eu plus de beaux jours. à peine pût
on ramasser les raisains, qui étoient abondants
où la grêle n'avoit pas ravagez, comme je
l'ai dis. jamais on avoit tant vû de glans
qui ont presques toutes restez dans les bois;
à cause du tems facheux. cette année
point d'evenement remarquable (...)

Le prix du vin six livres la charge
le blé à peine à 50 sols le quartal,
le reste à proportion. ce 4e Janvier 1753
Morel curé de Montrigaud

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vues 361 et 364 / 387

1754

météorologie

(relevé Geneadom)

cette année 1754 a êté une des meilleurs de
notre siecle : l'hiver qui avoit commancé des le
quinze octovre de l'année 1753 a êté des plus rude pour la neige
et pour le froid. dependant on a eu beaucoup de
blé et tous grains ; beaucoup de vin et fort bon
abondance de toute sorte de fruit, excepté la
gland. L'eté a êté fort sec; sans être chaud,
êtant temperé par des bises presque continuelles

on a eu de la pluye par inondation
tellement que quatre où cinq fois on a vû entrainer
une partie des terres : à cela pres on a eu un tems
tel que l'on auroit pû le desirer jusques à la
fin de l'année, et jusques au 14e janvier 1755
on avoit pas marché sur la neige dans ce païs
il y avoit eu quelques jours de froid, à la verité,
vers la St andré, et vers les Rois, mais froid
accompagné du tems le plus beau.
    cette année n'a pas êté sujette à des
maladies, ni guerres ; mais la calamité à ete
pour l'Eglise (...)

(...) La suite traite des réformes en cours puis de Mandrin, de sa capture et de son exécution. NDLR

—  —  —

Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vues 373
à 375 / 387

folios 8 à 10

1755 - 1756

intempéries

tremblement de terre

(relevé Geneadom)

Cette année 1755 l'hiver fut tres rude, mais
fort court, on avoit senti quelques peu de froid
au commencement de janvier; la premiere neige
tomba le 14e ensuite on en vit qiuantité et des
gelées continues jusques au milieu de mars, le reste
fut fort doux et tout le mois d'Avril si chaud
que jamais dans la plus rude canicule on en sentit
de plus grand. personne n'a vû pareille chose
on craigait d'abort que l'eté ne fut brûlant, et que
les grêles ne fussent fort frequentes; mais le mois de
May fit juger du contraire, il fut fort frais,
il gelota souvent, neamoins sans causer du
dommage; tout le reste de l'eté fut de même fort
temperé par des bises froides, et peu de pluyes, en sorte
qu'ayant crû à la fin d'avril toute la recolte fort
avancée, elle ne fut pas ensuite bien printanniere.

Les pluyes étoient fort attenduës au mois de 7bre lorsque
vers le vingt un elles vinrent en telle abondance, et
si continuelles qu'on en fut bien tot fatigué, elles
inonderent tout le pais; empecherent de fumer,
grossirent les rivieres qui enleverent tout ce qui leur
étoit joignans et depuis 1711 on avoit pas vû ni entendu
parler de tant de dégats. les villes d'avignon et les
aûtres le long du Rône en seront longtemps un
grand temoignage. le plus fort fut vers la saint
André, vers noël et enfin jusques au milieu de
janvier 1756.
Le froid avoit commencez avec ces pluyes des le
milieu d'octobre et quantité de neige qui fondoit
bien tot de dessus les montagnes, ont souvent fait
apprehender de plus grandes pertes, qui n'ont pas êté
si considerables, néamoins en france qu'ailleurs.
   Des le 1er 9bre la ville de Lisbonne capitale
du Portugal fut attaquée par un funeste tremblement
de terre qui dura jusques au 11e sans presque
interruption, la mer étoit de son côté fort agittée
ainsi les deux élemens semblant conspirer ensemble
engloûtirent presque toute cette superbe et opulente
ville, son port, ses richesse et ses habitans au nombre
de plus de cinquante mille personnes les
secousses ont êté reiterées ensuite plusieurs fois
jusques aux Rois de 1756 en sorte que cette
capitale, l'ornement des cotes occidentales, la richesse
commune de toute l'Europe, n'existe plus que par

son nom. Le Roy qui fut assez heureux pour n'être
pas compris dans la ruine de son palais, a êté oblige
de se choisir une nouvelle habitation et de rebatir
d'autres ports pour maintenir chez luy le
commerce : ce n'est pas icy le lieu de traiter cette
afaire en entier; toutes les histoires de notre tems
en feront mention. cette ville n'a pas êté la
seule qui a souffert par les tremblemens de terre
cette année. en Perse des le 7e juin une
ville fut entierement renversee, huit mille maisons
englouties ; à Madrid en Espagne, à Rayvenne en
Italie, on a souffert mais non pas tant ; dans
la Norvege en flandres beaucoup plus ; mais
apres Lisbonne, les plus maltraîtés ont êtés les
Affricains dans les Royaumes de fées et de
Maroc où des païs immenses sont peri
de font en comble ; les montagnes ont êté renversées
il n'y pas eu de ville bourg ni village
qui n'ait êté ébranlé. et on ne scauroit dire
combien d'hommes perdus ; tellement que l'on peut
dire que pendant plus de deux mois les quatre
coins du monde ont êté presque en mouvement
phisique ce qui pouvoit bien être un prélude
de l'obligation morale dont nous sommes menacés par
la guerre à la quelle se prepare la france contre
les Anglois qui ont déjas commis plusieurs hostilites

contre nous depuis plusieurs années prenant
tout nos vaisseaux marchands, les marchandises, et
maltraitant fort les matelots, sans que nous
eussions donnez aucun sujet, ni usez de represailles
mais patienté ?, fit forcer? : notre Roy veut
avoir satisfaction, et le tems nous apprendra tout.
Les gasetes ont aussi faitmention de plusieurs
signes apparu en l'air cette année, des chevaux armés
des épées, des croix, des feux &tc. mais je n'ay
rien vû de tout cela.
il y a peu de foin a cause de la secheresse du printems
assez de grains et du vin surtout en Provence
quil se donnoit pour 15 S le barril au tems des
vendanges, et plusieurs ont laissez leurs vignes à vendanger
ne scachant où le mettre, cependant icy il vaut
10 lt la charge, le blé 2 lt 10 S le quartal, peu de fruit
mais jamais tant de glans, si les pluyes avoient
permis de la ramasser. on a jamais vû si peu de maladies
en tout païs
cette année plusieurs curés du diocese de Grenoble
auxquels se sont joins ceux de vienne, ont presentez des
placets a plusieurs ministres d'êtat, au Roy, et aux
princes du sang (...)

NDLR : La suite de cette page, ainsi que la suivante et dernière, traitent des revendications de l'église (entre autres l'augmentation de la portion congrue) ainsi que des problèmes liés aux "hérétiques" (protestants). NDLR

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Montrigaud

BMS
1699 - 1756
5 Mi 57/R1

vue 384 / 387

1756

pluie

froid

(relevé Geneadom)

Cette année 1756. le tems à continué
comme il avoit commencér les premiers
jours de l'année; c'est à dire : fort pluvieux
toute l'année a êté humide, ou êté comme
dans les autres saisons, et la chaleur a êté fort
temperée et de peu de durée. ce qui à fait que
le vin n'a pas bien pû murir, y en ayant

bonne quantité on a le deplaisir de [?]
partout de mauvaise qualité, faute [?]
peu de grain, mais force fourage [tant?]
la seconde couppe que de la premiere, du
fruit passablement, mais point de gland. point
de maladie dans ce païs; / mais / ailleurs elles
ont êtés en regne. Le blé vaut à la fin de l'année
trois livres le quartal, le bon vin neuf ou dix
francs.
(...)

—  —  —

Montrigaud

BMS
1657 - 1759
5 Mi 57/R2

vue / 35

1757

Relevé de chronique en cours

(relevé Geneadom)


(...) Transcription en cours

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Montrigaud

BMS
1657 - 1759
5 Mi 57/R2

vue / 35

1758

Relevé de chronique en cours

(relevé Geneadom)


(...) Transcription en cours

—  —  —

Montrigaud

BMS
1657 - 1759
5 Mi 57/R2

vue 33 / 35

1759

météorologie

Relevé de chronique en cours

(relevé Geneadom)


(...) Transcription en cours

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Montrigaud

BMS
1657 - 1759
5 Mi 57/R4

vue 9 / 301

1761

météorologie

Relevé de chronique en cours

(relevé Geneadom)


(...) Transcription en cours

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Séderon

BMS
1760 - 1775
5 Mi 361/R5

vue 49 / 141

14/10/1765

mauvais temps

(info https://www.essaillon-sederon.net, relevé Geneadom)

nee / magdeleine / Louise / Dethez / De / Barrel [en marge]

L'an mil sept cent soixante cinq et le quatorze d'octobre est
née et a été baptisée dans l'église de Séderon magdeleine Louise
Dethez fille de S[ieu]r Dominique dethez et de d[emois]elle Claire Reynaud
maries habitans de Barret de Lioure, on l'a baptisée dans
cette paroisse de Sederon, soit a cause de la proximité, soit à
cause du mauvais temps qui a empêché de passer la montagne*
du dit Barret de Lioure par la crainte qu'on avoit que la
santé de l'enfant fut altéré. son parrain est S[ieur] jean Baptiste
Reÿnaud n[otai]re son oncle et sa marraine D[emoise]lle agathe faure epouse
de Sr Reÿnaud Lacroze tous les deux de ce lieu. aynsi latteste je

* Entre "Barret-de-Lioure" et "Séderon" la montagne culmine à 1251 m. NDLR

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Clansayes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clansayes

BMS
1751 - 1791
2 Mi 244/R1

vues 181 et
182 / 317

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BMS
1751 - 1791
2 Mi 244/R1

vues 181 et
182 / 317

10/12/1773

accident
post séisme *

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10/12/1773

accident
post séisme *

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(relevé Geneadom http://souterweb.free.fr)

(...)

verbail pour / servir de / mortuaire / a jacques / Lauzier [en marge]

Lan mil sept cents soixante et treize et le vingt
huitième decembre sont comparu devant nous
curé de cette paroisse jean pierre crose et pierre
lauziers menagers de ce present lieu, lesquels
nous ont declaré, savoir led[it] crose que le dix
du courant il se seroit trouvé le matin avec
jacques x Lauzier [en marge] qui lui auroit dit vouloir aller
cruser l'apres diné sous un rocher d'une
grosseur enorme au quartier appellé font
serane, qui l'auroit meme invite dy aller
avec luy, et quil luy avoit repondu qu'il
ne pouvoit pas et que d'ailleurs il y avoit
du danger de cruser sous ce rocher, et que
non obstant cela il persista a dire qu'il
vouloit y aller; que sur le milieu de la nuit

suivante, led[it] pierre lauzier accompagné de martin
Bes luy seroient venu demander de leur aller
montrer le rocher ou il leur avoit dit quil devoit
aller cruser, et que tout de suite il avoit été avec
eux sur le lieu, il auroient apperçu que led[it]
rocher sétoit écroulé, mais quils ne virent
point led[it] jacques lauzier, quils trouverent tant
seulement son chapeau lequel le susd[it] pierre
Lauzier apporta comme il l'a declaré luy meme
de plus ont comparu le meme pierre Lauzier,
michel mourot et etienne froment tous de cette
paroisse lesquels nous ont declaré que le douze
du present mois ils auroient eté cruser autour
du susd[it] rocher pour voir sil ne pourroient
point trouver led[it] jacques Lauzier, et qu'après
avoir sondé de tous les cotés ils n'avoient
trouvé qu'un outil vulgairement appellé
pic x pierre Bouton menager et pierre arnoux masson [renvoi final]
nous ont encore declaré que le lendemain ils
auroient été sonder de nouveau led[it] rocher
et qu'ils avoient trouvé une hache
   est aussy comparu margueritte charte
epouse dud[it] jacques Lauzier laquelle nous a
declaré que led[it] jacques Lauzier son mary seroit
sorti de sa maison le pre[ce]d[ent] jour dixieme de ce

mois a environ l'heure de midy portant une hache
et un pic et que lesd[its] outils etoient les memes que ceux
qu'on à trouvé autour de ce rocher.
sont encore comparu pierre esteve fils a j. françois et
rose lygouvier veuve d'antoine lembert, lesquels nous
ont declaré que le meme jour dixieme du mois ils auroient
vu led[it] jacques lauzier entre une et deux neures du soir
à peu près vers le meme endroit ou led[it] rocher
s'est ecroulé, et led[it] esteve à meme ajouté avoir
entendu x environ une heure après [renvoi final] le bruit que fit led[it] rocher en s'ecroulant
et lecture ayant eté faite à tous les susd[its] comparoissants
de tout ce que dessus, ont affirmé etre sincere et contenir
verité, et que par toutes ces circonstances il y
avoit lieu de croire que led[it] jacques Lauzier etoit
malheureusement enseveli sous ce rocher, attendu
que depuis cet ecroulement led[it] Lauzier n'a point
paru / et qu'on / n'a eu aucune nouvelle quelque perquisition
qu'on ait faitte et m'ont demandé que leur susd[ite]
declaration fut couchée sur les registres curiaux
pour servir ce que de raison, ce que nous leur avons
accordé en presence de Sr françois jauclas negociant
et de michel monchau marechal ferrant, qui ont
signé avec nous aussi bien que les susd[its] michel mouret
et etienne froment, n'ont tous les autres pour ne
savoir de ce interpellés

mouret    froMANT   f. jauclas  Monchaud
                                      Daudel curé

* De juin 1772 à février 1773, Clansayes est l’épicentre d’un tremblement de terre mémorable. Ce sera un des premiers séismes étudié par un géologue : Barthélemy Faujas de Saint Fond envoyé sur place par le roi Louis XV. Même si ce séisme ne semble pas avoir fait de victimes directes, cet accident en est peut-être un dégât collatéral; en effet on peut supposer que le rocher avait été passablement déstabilisé par les secousses. De plus, le webmaster de ce site étant un fervent adepte de l'exploration spéléologique par désobstruction, il lui a semblé intéressant de relater ici cet accident dont a été victime un homme lancé dans une activité proche de celle qu'il pratique souvent. Mais en réalité il est fort probable, vu la géologie et le contexte, que la motivation de la victime était toute autre.

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Saint-Rambert

BMS
1736 - 1792
1 Mi 1020/R2
4 E 3465

vue 143 / 188

26/10/1783

froid

(relevé http://histoire.rambertoise.free.fr)

enter[rement] [en marge]

aujourdhuy 26 octob[re] 1783 ie soussigné aye enterre dans le
cimetiere de leglise de S[ain]t rambert le nomme jean duclos que
le froid a fait mourir au coin dune muraille age de 15 ans de la
paroisse de S[ain]t Vallier ont assiste a son enterrement pierre
morand et joseph detal illitere enquis philibert prieur / curé

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Mots-clés : beau temps, canicule, crue, froid, grêle, inondation, intempéries, mauvais temps, météorologie, neige, pluie, sécheresse, séisme, tremblement de terre

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