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TÉMOIGNAGES INSOLITES dans les ARCHIVES
Quand nos ancêtres parlaient de catastrophes naturelles »
Département de l'Aisne (02) / Picardie / Hauts-de-France

Barenton-sur-Serre / Hartennes et Taux / Iviers / Longueval / Loupeigne / Montigny-l'Allier / Villers-Saint-Christophe

Commune
et/ou paroisse
Cote(s) AD
Date et type
d'événement
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Transcription du document
Villers-Saint-Christophe

BMS
1668 - 1710
5Mi1368

vue 80 / 236

26/05/1683

foudre

(info Geneanet)

Le vingt sixiesme Jour de May mil six
cens quatre vingt deux est decedé Christo
phe dumetz clercq de la chappelle de St
Nicolas D'aubigny au quesnes lequel
fut accablé dans la dite chappelle sonnant
pour dissiper Lorage La chapelle fut
reduitte a platte terre Cest ce que jay
veu avec beaucoup de tristesse, adorant
la providence de Dieu. Le dit dumetz
fut inhumé le vingt sept dudit
moy dans notre cemetier de villers la
parroisse presants les tesmoins soussecrits
Cl. Toulouzel. marque de Claude demez +
marque de Guillaume demez +
Anthoine demez

     

Longueval

BMS
1700 - 1749
5 Mi 0869

vue 62 / 297

06/01/1709
hiver 1709
année 1710

froid et gelées

(info Geneawiki, relevé Geneadom)

L'an mil sept cent neuf le dimanche sixiesme Janvier Jour de
l'Epiphanie de Nostre Seigneur J.Christ La gelée prit environ les six
heures du matin et dura dix huit à dix neuf jours avec une violence.
Si grande que tout geloit, après leq(uel)l temps il dégela & plût encore
que tout estoit plein d'eau car il y estoit tombé beaucoup de neige, et apres
quatre ou cinq jours de dégel et de pluie la gelée recommença
tout de nouveau & avec une pareille violence de manière que coteaux
labours montagnes vallées nétoit que glaces, tous les grains furent
gelé on ne recueillit aucun fromen sur la montagne, tres peu
de seigle dans la vallée dans certains lieux qui estaient à couvert des
bois qui n'égaloit pas la semence, et rien dans les env(irons) des vignes
furent toutes gelées on ne fit pas de vandange, on fut obligé
de prendre des vieux bleds pour semer au mois d'octobre qui valut
jusqu'à 500 lt le muid, le seigle nouveau alla jusqu'à sept & huit
livres le pichet on craignoit mourir de faim,'étoit
pitié mais co(mme) Dieu dans le plus fort de sa colère n'oublie jamais
la misericorde, on sema quantité d'orge qui valoit dix livres le
pichet, et quantité d'avoine dans les terres ou le mois d'octobre
precedent on avoit semé du froment & la recolte en orge & en
avoine fut tres abondante & on considera ceste abondance co(mme)
un miracle de la providence et moy Louis Belbaisier p(re)b(t)re curé
dudit Longueval et doyen de Bazoches qui ecrit ces p(rese)ntes, avoist
fait semer dans environ un arpant de terre au plus cinq à six
pichets d'orge ainsi de la lentille, la lentille fust etoufée par ce peu
d'orge qui me produisit à la moison pres d'un muid d'orge. Il y eut
l'année suivante 1710 quantité de fievres malignes qui firent mourir
quantité de monde je dis la verite Loué Le seigneur Belbaisier

     

Loupeigne

BMS
1681 - 1720
5 Mi 1177

vue 133 / 172

05/01/1709

froid

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom,
merci à Sandrine)

nottes 1709. [en marge]

A la memoire et a la posterité

Le cinquie(s)me jour de Janvier de la presente année
mil sept cent neuf, il plust jusques sur les dix ou unse
heures du soir comme un brouillart fort epais, et le
lendemain jour des Roix il avoit gelée deja si fort que les
boües portoient partout, cette gelé dura deux mois sans
relaché et le froid fut si fort que les arbres particulièrem(ent)
les noyers furent tous gelez et perdus, dans les forest on
entendoit les chesnes sentrouvrir, et se fendre, presque tous
les pruniers poiriers furent gelez mais ce qui fit la plus
grande desolation, ce fust les bleds qui furent tous gelez
sans en avoir recueilli un epies en nulle part de mani(ere)
qu'on ne labourast toutes les terres empouillees en bled
pour y semer de lorges qui a cause de cela valust au mois
davril jusques a treize francs le pichet a la recolte
suivante elle valoit encore quatre livres trois
ou quatre sous, et enfin cette annee fut si abondante
en orges qu'au mois de may suivant elle ne valoit plus que
trente cinq sous le pichet, de maniere qu'on nesperoit pas
trouver du bleds vieux pour semer les nouveux etant gelez
et neantmoins il etoit a meilleur compte un mois
an apres la gelé qu'apres avoir fait la couvreine*
avoir passé l'année entierre, le bled qui avoit valu
dix francs le pichet pour semer ne valoit avant la
moisson ne valoit plus qu'un ecu dix sous et quatre
francs, on abbatist tous les noiers pendant lhiver
suivant cependant on ne fit point de remises au fermier
mais ils paierent suivant un arest du parlement le froment
sur le pied de 120 lt le meteil** cent francs et lavoine 42 lt
le muid*** aux proprietaires.

NDLR

* Ou "couvraine", c'est le fait de recouvrir de terre le premier semis qui a gelé et qui est donc perdu.

** Le "méteil" est un mélange de plusieurs céréales (froment + seigle) semées et récoltées ensemble.

*** Le "muid" est une unité de mesure de capacité de grains (ou de liquides) variable suivant les provinces et les marchandises.

     

Iviers

BMS
1720 - 1750
5Mi0617

vue 193 / 278

folio 9

janvier 1740

froid

18 et 20/05/1740

neige

novembre et décembre 1740

inondations

(info https://www.geneanet.org, merci à M.)

L'an 1740 le froid à été excessif le neuf le dix,
et le onze janvier et cela par toute l'europe
et on peut dire que l'hiver n'a pas discontinué ;
le dix huit et le vingt may il est encore tombé
des neiges abondamment, aucun fruit de la terre
n'est venu en perfection, la recolte des bleds,
qui àété très petite, n'étoit pas encore achevée en ce
païs à la toussaint, les gelées qui se sont fait
sentir rudement dès le sept d'octobre ont forcé
d'avancer la vendange quoyque Ie raisin ne fût
pas en maturité, ainsi très peu de vin et très
mauvais, après ce dérangement en est venu
un autre, dans les mois de novembre et dé
cembre il y à eu des inondations effroïables et telles
que l'histoire n'en marque pas de pareilles et aucun
homme ne peut dire avoir veû rien de sembla
ble, à monthermé près charleville les eaux qui
étoient monté dans l'église il y à cent ans jusqu'au
pieds du crucifix sont monté jusqu'à la bouche,
à Florence en toscane les eaux de la rivière de
L'arno ont monté dans la ville jusqu'à quarante
pieds de hauteur au commancement de décembre,
toutes nos rivieres en france ont débordé à
proportion, ce qui à causé des pertes immenses.
dieu nous préserve à l'avenir de pareils
malheurs -

     

Barenton-sur-Serre

BMS
1740 - 1769
5Mi0408

vue 9 / 188

1740 à 1743

pluie

grêle

(info "Nos bons aïeux" Soc. des Sc., Arts et Belles-Lettres du Tarn, Angélique R.)

Lannée mil sept cens quarante a eté tres facheuse
les bleds aiants manqué en pluSieurs endroits Sur les
frontieres leté a eté continuellement froid et pluvieux
ce qui a fait que la moisson na commencé que sur
la fin du mois daoust le raisin les prunes et les autres
fruits nont meuris qua moitié et lautre moittiée est
demeuré et a eté gelé sur les autres arbres. les seigles
a eté vendu communement a cressi* et ailleurs trois livres
et le meilleur / bled / a eté jusqua cinq livres ou quatre livres
quinze sols dou il sest ensuivis une tres grande misere
ca eté la volonté de dieu heureux ceux qui en ont fait
un bon usage. Barenton a fait toutefois une tres pleine
et tres abondante depouille tous les laboureurs de ce lieu
se sont mis en argent et se sont fait riches. mais ils
nen ont point eté plus saints ni plus charitables.
Bernailles    mon dieu faites nous misericorde.
pendant la moisson de cette année 1741 les blés na point presque
ramende** le jeudi dix daoust il a encore eté vendu 4 lt 4 lt 5 S

dans la suitte le bled a diminué petit
a petit..... mais lannée 1742 le bled
a crecy a la fin de laoust na plus eté vendu que
vingt sept ou vignt huit sols le quartel tout le
plus beau. quoy quon ait eté grelé a barenton
a verneuil cohartilles fremont*** et autres villages
les avoines ont eté toutes perdues et les blés a
cohartilles et a fremont nont fait communement
quun cartel a lainoie barenton et verneuil nont
point laissé de faire une assé bonne depouille
dieu soit beni amen Lannée mil sept cens quarante
trois le plus beau bled na eté vendu a crecy que
vingt deux ou vingt trois sols on avoit de fort bon
bled a quinze sols les pauvres ont neamoins toujours
eu bien du mal car ils en auront toujours sur la terre dieu
veuille quils aient beaucoup de bien au ciel et que nous
le partagions avec eux ainsi soit il   Bernailles

NDLR

* Il s'agit de "Crécy-sur-Serre" situé à 5 km au nord-ouest de "Barenton-sur-Serre"

** "Ramender" se dit principalement pour les vivres et les denrées et signifie baisser, diminuer de prix.

*** Tous ces villages (Verneuil-sur-Serre, Barenton-sur-Serre, Cohartille, Froidmont) sont alignés sur un axe SSO-NNE de 5 km qui est certainement celui parcouru par l'orage de grêle.

     

Hartennes et Taux

2 Mi 0543
1750 - 1812

vue 7 / 7

1755

18/02/1756
30/04/1756

Tremblement de terre

été 1754

Loup

(merci à Annie M.)

1756 18 Février, Tremblement de terre dont on sentit les secousses dans Soissonnais
à Soissons, Muret, Chacrise, Maast etc.

1756 30 Avril, des secousses de tremblement de terre ont été senties à Neuilly-St-
Front, Ancienville; elles ont été assez violentes vers Compiègne. Il est probable
que ces secousses étaient la continuation du terrible tremblement de terre qui
détruisit la ville de Lisbonne en Portugal, 1er Novembre 1755.*

1756 Du 27 juillet au 1er 7bre, un loup (Bête de Muret) a encore fait des
ravages (étranglé et blessé plusieurs personnes) dans plusirus paroisses notam(men)t
à Droizy, Launoy, Billy-sur-Orisne etc. On a pensé et même assuré que cette
bête était la même de l'année précédente.

* Ce séisme a eu lieu à Lisbonne le 1er novembre 1755 à 9 h 40 du matin. Selon les sources, on dénombre entre 50 000 et 70 000 victimes parmi 275 000 habitants. La secousse fut suivie d'un tsunami et d'incendies qui détruisirent la ville dans sa quasi-totalité. NDLR

     

Montigny-l'Allier

BMS
1760 - 1792

vue 160 / 195

07/1788

grêle

sécheresse

(info https://www.histoire-genealogie.com/)

dans cette année la recolte a été fort modique
dans tous les lieues a raison de la couvrainne*
facheuse de 1787. ensuite il y eut en juillet une
grele affreuse qui a devasté un tres grand nombre
de pays**. dans ce même pays mois la secheresse a été si
grande que beaucoup de Bleds surtout dans les
petites terres ne sont pas venu en maturité
ce qui a empeché la grainaison par tout pays.
(...)

NDLR

* La "couvraine" désigne les semailles tardives d'automne.

** Le terme "pays" est à prendre au sens de "région".

     

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Mots-clés : foudre, froid, gelée, grêle, inondations, loup, neige, pluie, sécheresse, tremblement de terre

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