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TÉMOIGNAGES INSOLITES dans les ARCHIVES
« Quand nos ancêtres parlaient de catastrophes naturelles »
Département des Charente-Maritime (17) / Aquitaine / Nouvelle-Aquitaine

Gémozac / La Croix-Comtesse / Les Essards / Marennes / Montpellier de Médillan / Nieul-les-Saintes / Pouillac / Romegoux / Saint-Cyr-du-Doret / Saint-Jean-d'Angle / Saint-Pierre-de-Surgères / Semussac /

Commune
et/ou paroisse
Cote(s) AD
Date et type d'événement
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Transcription du document
Saint-Pierre-de-Surgères

BMS
1629 - 1701
collection communale
non coté

vue 12 / 325

08/01/1635

foudre

(relevé Geneadom)

Le huitiesme jour de janvier mil six cent trente et cinq le tonnerre
tomba subitement sur leglise de St Pierre qui emporta quasi le pignon
ou estoit la cloche et cela arriva sur les quatre a cinq heures
du soir

 —  —  —

Marennes

BMS
1700 - 1710
collection communale
non coté

vue 425 / 520

28/10/1708

neige

(merci à Colette B.)

La nuit du vingt huitieme d'octobre 1708
de toute la matinée des s[ain]ts aposres simon
et S[ain]t Jude, il est tombé une grande abondance
de neige

 —  —  —

La Croix-Comtesse

BMS
1685 - 1763
collection communale

vue 161 / 400

1709

neige

froid

vent

 

 

 

 

 

(info http://www.histoirepassion.eu)

C’est icy que finist cette année remplie de calamites
et de misere, cette année funeste, année qui doit estre
fameuse a la posterite et dont les accidents faicheux se
feront ressentir dans les siècles a venir qui seront
lentretien des Peres avec leurs enfans que les enfans
aprendront a leurs nepveux. Cette année avoit eu pour
precurseur une abandonce de neige qui estoit tombée
des le vingt huitieme octobre mil sept cent huit de
hauteur dun pied et qui dura deux jo[urs] ce qui surprit
tout le monde et surtout des vieilla[rds] agées de plus de quatre
vingts ans qui n’avoient jamais vu neiger si abondam[men]t
en cette saison, et ce fut de mauvais augure pour
tout le monde, en effet le sixieme de j[anvie]r de lannée
ensuite quon remarque va estre mil sept [cent neuf, il]
se leva un froid extraordinaire qui fut [?]
huit de neige dont il tomba une [?]
le neuf le dix le unze quelle estoit [?]
sur la terre, mais surtout la nuit [?]
vent de nord il poussa cette neige dans [?]
les lieux bas, en fit des montagnes en [?]
impossibles de se transporter dun lieux [à un autre ?]
que de sexposer a une perte manifeste, les [?]
profonds les abysmes estoient vins, et plusieurs
[?] de leur vie, et le froid agit avec tant de viol[ence]
que presque tous les noyers se sont trouvés gelez, des
[no]yers et des chesnes d’une grosseur prodigieuse et que
plusieurs siècles avoie[nt res]pectés, les vignes, les oliviers
les chataigniers, et ensuite les fromens les seigles les
mestures eurent une mesme disgrace, et en peu de te[mps]
apres tous ces grains encherirent si prodigieusement

que le froment sest vandu douze livres la mesture
six livres on a donc esté obligé densemencer la terre
jusqu’a trois fois puisque les baillarges qu’on avoit fait
immediatement apres le premier degel qui fut environ
la my fevrier gelerent encore et au mois de juin les
les orges baillarges et froment qui estoient en petitte
quantite furent presque tous gastez par un vent / de mer / si
brulant et si impetueux que les hayes et les arbres
les ras? furent renversés ou / paroissent avoir passé par le feu, les jeunes vignes
pour avoir leurs seps enfonces dans la terre
et qui n'avoit estees gelees que leurs sarmens, estoient
en ce temps la en fleur, que ce vent brula si bien que
elles ont produit que peu et / ce peu a / fait un tres mauvais
vin si bien que nous pouvons dire de cette année que
ce que la neige avoit sauvé, la gelée la perdu, et que
ce qui sestoit sauvé de la gelée a esté gasté par les
vents ignis grando nix glacies spiritus procellarum
[?] ligna fructifera et omnes cedri*, les oiseaux
[?] les bestes a quatre pieds sayant reste tres peu
de [gi]bier tres peu de perdrix et tres peu de liévres, tout
cela advint ensemble nous fait cette année remplie de
miseres qui ne finissent avec elles plus que la cherté
[du] bled continue avec la suivante et que le nombre des
famines se multiplie et continue jusqu'a 1715 ou le prix
en a diminue tout dun coup au mois de febvrier**

NDLR

* Phrase en latin : "la foudre et la grêle, la neige et les tempêtes de verglas [?] les arbres fruitiers et tous les cèdres".

** Il est visible à la taille de l'écriture que ces derniers mots (à partie de "multiplie") on été ajoutés postérieurement par le curé; probablement fin 1715.

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Les Essards

BMS
1695 - 1757
collection communale
non coté

vue 31 / 66

1709

froid

(relevé Geneadom)

L'an 1709 depuis le sixiême de Janvier jusqu'au 26 et depuis Le 25 fevrier jusqu'au
dix de mars il a faict un hyver et froit si effroyable et inouy depuis peut estre
plus de 4 ou 600 ans de sorte que les plus gros chaines cerisiers et maroniers
gelerent les oyseaux moururent et surtout les etourneaux / quoiquils / se refugioist aux eglises
et maisons.

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Nieul-lès-Saintes

BMS
1692 - 1732
collection communale
non coté

vue 73 / 165

1709

froid

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom)

Cela Arriva / Le 22 / vingt deux fevrier / Le verglas / Sefit Le / vingt deux / fevrier qui / fut la cause / De toute / notre perte / Diver surtout [en marge]

Ad perpetuam Vis memoriam

1709

En mil sept Cent neuf neufviesme onziesme et treziesme
Janvier il fit un froid si percent que de memoire dhomme lon
nena jamais Senti un pareil la neige resta trois semaines sur la terre
presque tous les animaux de differentes especes moururent les sangliers
Cerfs biches perdris lievres meme [...] le bestail meme jusques aux hommes
furent trouves morts par le froid... il se fit sentir dans toutes les parties
Du monde car lon aprit quen pologne Dannemark Espagne portugal
singulier[m]ent dans la flandre quil estoit mort une quantite extraordinaire dhommes
les arbres de toutes espèces la vygne même sest trouvée endommage de ce grand
froid. lon neeut jamais une année plus rigoureuse.
le peu de grain qui s estoit echappé a la violence et a la rigueur du froid
fut entierem(en)t ruiné detruit et dechesse par une gelée qui fut santie le
le lendement dune pluie qui se transformait en tombant par la
rigueur du temps [...] se Convertit en verglas qui ruina et moissonna
Tous les grains de tout le bled en mars 22 lt vaut vingt deux 22
et la meture 18 lt ?icité lon afait force baillarge peut estre
que cela empeschera qu'on osse le prix du bled audela de
vingtdeux livres. lon nevit jamais pour taille autres
impositions si excessives le peuple ne fut jamais si consterne. tout est estonne dans
le temps que Jecris ce memoire Dieu veille donner un
meilleur siecle que Celui dans lequel nous Vivons en
Juin Juillet la meture monta a Vingt livres le bled a Vingt
quatre et vingt cinq lt. La quantite des pauvres est Surprenante
le Vingt quatre de Decembre 1709 le vin vaut Cent Ecus et quatre
Vingt le tonneaux du blanc. la guerre est plus allumee que jamais.

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Saint-Cyr-du-Doret

BMS
1668 - 1724
collection communale
non coté

vues
106-107/ 237

janvier 1709

vague de froid

juillet 1709

ouragan

 

 

 

 

 



(merci à Michel B.)

Ad memoriam in
multos annos hoc
annotator

Le sept Janvier mille sept cents neuf
Il commença unfroit si garnd etsi
Violant qui dura un mois acinq
Semaines touiours dela meme force
Et violence Le cinq[uie]me jour quil commença
Il tomba dela neige qui couvrit la
terre dun pied de haut Et la nege
dura autant que la violence du froit
qui fut si grand quil afait mourir
tous les nboiers presque tous les
Chataigniers les peschers les abricotiers
beaucoup de pruniers et fait mourir
toute la vigne qui netoit point
Couverte de nege et afait mourir

Tous les genets les ageons les houx
et un infinité dautres arbres a fait mourir
toutes les orges toutes les avoines dhivert
Et presque tous les froments et les seigles
les bleds sont devenus chers et Lauraient étés
davantage mais dieu benyt les baillages qui
lonsu au printemps qui produiront a
on a remarqué que des noiers qui avoient plus de
deux cents ans sont tous morts par la violence du
froid ; marque quil ne sen etoit point fait un si
grand depuis si longtemps….. on voioit les
oyseaux mourir devant soy ; se jetter en les
maisons les etourneaux les merles les
pinsons les allouetes se laissoient prendre
a main et mouroinet entre les mains ; les perdris
surtout les rouges perirent presque toutes.
Les poissons dans leau perirent Egalem(en)t
Ce sont les Choses que nous avons veus et
que nous Raportons comme temoin
apres ce grand froit Violent ; un petit degel de
deux a trois jours fit fondre la neige cytadine
apres six semaine de froid ; apres de degel le
froit Recommanca encor et fit plus de domage
a nos bleds que le premier parcequil ni avoit plus
de neges et dura bien fort trois ou quatre semaines
sit nomin domini benedictum le 8 avril 1709

De plus dans le mois de Juillet 1709 il sefit un
Vent si violent Comme un Voragant qui rinuera [...]
les bleds brusla la paille et fit perir le grain
du froment et fit egrenner les orges ecausa de
grand domages

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haut de page
Romegoux

BMS
1782 - 1792
collection communale
non coté

vue 43 / 64

hiver 1709
froid

automne hiver 1787-1788
pluies

hiver 1788-1789
vague de froid

(merci à Francis B.)

dans la nuit du dix sept au dixhuit decembre la riviere
de charente a gélé et n'a pu être navigable que le quinze
de janvier 1789. plusieurs personnes passoient sur la glace et
dans le port de Rochefort la glace s'est trouvée avoir
cind pieds moins trois pouces d'epaisseur. il y eut
quelques neiges avant Noël. La plus abondante fut le jour des
rois et les deux jours suivants. elle parut d'un pied de haut.
elle commença à fondre le vendredi 9 janvier à l'occasion d'un
vent de sud et avec la pluie beaucoup d'avoines ont gelé
ainsi que les gaborages quelques chenes, le pain et le vin. L'hiver
s'etoit fait sentir des la St martin et surtout le 25 novembre.
heureusement que la terre n'étoit point trempée. L'année
d'auparavant c'est a dire depuis le mois de septembre 1787
jusqu'au mois de mai 1788 les pluies ne cesserent d'inonder la terre
cequi rendit la recolte dubled stérile il yeut neanmoins beaucoup
de Vin. cet hiver a surpasse celui de 1709 de trois degrés et demi.

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Gémozac

BMS
1749 - 1767
collection communale
non coté

vue 59 / 162

01/11/1755

tremblement de terre

(merci à Colette B.)

le Premier novembre a neuf heures du matin un horrible
tremblement de terre cest fait ressentir da,ns les quatre partie[s]
du monde il a renversé la ville de lisbonne capitale du
portugal* et englouti plusieurs milliers de personnes

* Ce séisme a eu lieu à Lisbonne le 1er novembre 1755 à 9 h 40 du matin. Selon les sources, on dénombre entre 50 000 et 70 000 victimes parmi 275 000 habitants. La secousse fut suivie d'un tsunami et d'incendies qui détruisirent la ville dans sa quasi-totalité. NDLR

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Montpellier de Médillan

BMS
1744 - 1762
5MI 743/1

vue 100 / 101
folio
40

1759

tremblement de terre

chaleur

sécheresse

grêle

(info http://www.sisfrance.net)

f 40e

La raison que jai allegué / cest quil ni a point de / societé eternelle que personne /
n¹est obligé de tenir ses droits en commun / malgré soi. [en marge]

L'année mil sept cent cinquante neuf
Jai fait faire le partage de la paroisse
pour faire venir mes droits chez moy et
par ce moien je me suis affranchi
de la servitude de porter les grains
chez le fermier de mr l Evesque au
lieu du pérat ou les curés depuis plus de cent
ans alloient chercher leurs portion.
La mesme année qui fut tres bonne pour la
recolte des grains il y eut une secousse
de tremblement de terre* qui se fit sentir
sur les dix a onzes heures du soir, le
dix du mois d'aoust, vraisemblablement
on doit attribuer ce tremblement de terre a la
grande chaleur qui se fit cette année
ou trois mois au moins s'ecoulérent, sans
presque avoir de pluie icy au environs
quoi quaillieurs il y eut des pluie des gresles
considerables

* Pour plus d'informations sur ce séisme, voir ce document. NDLR

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Saint-Jean-d'Angle

BMS
1760 - 1780
collection communale

vue 48 / 154

1763

orage de grêle

pluie

 

(info http://www.histoirepassion.eu)

grêle / de / 1763 [en marge]

Le vingt deux et vingt trois dans la nuit l'orage fut accompag-
née d'une grêle si abbondante que les vignes les graines et
autre espexce de recolte fut ceï haché par la grêle; les
pluyes precedentes avoint ete si continuelles que la danrée
en foin fut aussi perduë, comme le betail mouroit toujours
le peuple crut que cetoit la fin du monde, et surtout
parcequ'uns un petit livre avoit paru venant soit disant de
chalons sur sonne, qui l'annoncoit. cela ne fit cependant
point changer le peuple et je ne fus pas plus occupé
au confessional qu'a l'ordinaire.

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Pouillac

BMS
1711 - 1780
collection communale

vue 144 / 221

1765-1766

froid


 

(info http://www.histoirepassion.eu)

observation faite par moy soussigné et les
habitants de cette paroisse sur le froit
de 1765 a venir a 1766. le froid
commenca le 20 9bre 1765. et dura jusqu'au
1r. mars 1766. il fut si violent qu'on passoit la
riviere devant libourne comme on passe les
rivieres en canadas, c'est a dire sur la grace
les hommes et les equipages y passoient, la
riviere devant bordeaux, blaye et cusac*
etoient prises par les glaces, si loig qu'il etoit
impôssible de faire passer aucunes marchandises
d'un bout a un autre, et cela dura plus d'un
mois, la broite fut obligée de faire passer
sa ravise sur des cordages qui prenoient d'un
bout de riviere a l'autre, le cent de
fesonats** se vendit a bordeaux jusqu'a
120 lt le cent, tout y etoit si cher qu'il mourut
beaucoup de monde, et de froid et de faim
la plus grande partie des vignes se trouverent
gelées, et surtut les vieilles, ainsi que les blés
en partie : mais pour les avoines, et orges en
entier, les chenes fendires par la gelée, on
trouva beaucoup de pauvres dans les villes, et même
en campagne morts par le froit, le pain geloit
dans les maisons, ainsi que le vin dans les caves, le
15 mars le froit recommenca apres un grand
degel, et dura plus de quinze jours, et on
pense que ce froit fut la cause des vignes, blés
avoines, gelées. pendant ce froit du 20. 9bre. au
1r mars il ne degea pas une minutte. les artichauts
gelerent tellement qu'on ût toute la peine possible
a en trouver du plan

NDLR

* Probablement "Cubzac".

** Mis pour "faissonnat" : fagot composé de gros bois à l'extérieur et de petites branches à l'intérieur.

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Semussac

BMS
1774 - 1792
collection communale
E-Dépôt 79/455 GG6

vue 51 / 122

printemps 1785

sécheresse


(merci à Colette B.)

Fini le 31 Xbre 1781
nota
Le printems de la presente année 1785 a été si sec qu'il n'y
a presque pas eu de froment excepté dans les pièces qui
avaient été ensemencées de très boneheure. Ce qui prouve que
dans cette paroisse on fera toujours bien de semer immediatement
après la récolte, nimporte le tems quil fasse. L'expérience est
le meilleur de tous les maitres. Les metures ont entièrement manqué
ainsi que les Baillarges. Il ny a point eu du tout de Bled despagne
le vin a été très abondant pour obvier aux tristes effets de la disette.
mr l’intendant a fait venir plusieurs carguaisons de ris qui ont été
distribuées gratis dans les différentes paroisses de la province. m(essieu)rs les
curés en ont été les distributeurs et voici de qu’elle manière on servait le Ris
aux pauvres. on avoit un grand chauderon dans lequel on mettoit cinq
livres de ris et autant de paintes d'eau qu'il en faloit pour le faire cuire. Quand
il commencoit à devenir épais, on metoit dans ledit chaudreon cinq livres
de pain couppé a morceau qu’on faisait bouillir avec le riz. On brassoit toujours
ledit mélange avec une spatule jusqu'à ce que l'armaguame fut fait. On
saloit et on metoit cinq onces d'huile ou miel avant de le tirer. Une demie livre
de cette Bouillie faisait plus deffet qu’un livre et demi de pain ordinaire.

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Nieul-lès-Saintes

BMS
1773 - 1792
collection communale
non coté

vue 76 / 121
folio 6 verso

1785

sécheresse

(info "Gé-Magazine", merci à Pierre C., relevé Geneadom)


Remarque

en l'annee 1785
après une certaine abondance de neige suivie d'un pront
degel, il survint une si grande sécheresse que l'herbe et
les grains perissoient sur pied. le fouin se vendit jusques
a trois cents livres la charretée et audela. la paille
communement quarante sols le quintal le froment
au mois de 9bre et xbre vingt six lt la méture de vingt
deux livres le blé despagne dix huit lt lavoine
fut taxée aux rantes a douze livres dix sols la pochée, on se
(vendit) défit de beaucoup du betail de toute espece.

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Semussac


BMS
1774 - 1792
collection communale
E-Dépôt 79/455 GG6

vue 51 / 122

hiver 1789

froid

(merci à Colette B.)

1789 nota

L'hiver de la presente année 1789 a été si rude
et si excessif que sa rigueur a surpassé de trois
degrés trois quarts celle de 1709. nos campagnes ont été
presque entierement devastées. point de froment, point de
meture. et si le grand froid n'avoit pas été précedé par
une secheresse qui duroit depuis trois mois, tous nos arbres
eussent subi le meme sort que les figuiers, les lauriers, et
les mirtes qui ont gelés meme dans les endrois les plus abrités
Les chaines verds, les agions et les brandes ont été généralement
perdus

nota

Si les habitants de cette paroisse eussent suïvi l'exemple
de Certains particuliers, leurs voisins, ils eussent ensemensé
de nouveau immediatement apres le degel, et loin d'avoir eprouve
la grande disette qui les a accablé, ils auroient eu une abondante
Recolte en froment et en toute espece de meture et de segle.
deux de mes paroissiens dociles a mes avis ont semé du froment
le 25 de fevrier epoque du grand dégel. et ils ont eu la
satisfaction d'avoir beaucoup de grain et tres beau. Le froment
sest vendu 33 lt* la pochée, La Baillarge 22 lt La meture 25 lt et le
Bled despagne 20 lt

* "lt" ou "#" est l'abréviation de l"ivre tournois". NDLR

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Mots-clés : chaleur, foudre, froid, grêle, intempéries, neige, ouragan, pluie, pluies, sécheresse, tremblement de terre, tremblements de terre, vent

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