Retour rubrique     Retour accueil

TÉMOIGNAGES INSOLITES dans les ARCHIVES
« Quand nos ancêtres parlaient de catastrophes naturelles »
Département des Hautes-Alpes (05) / Rhône-Alpes / Auvergne-Rhône-Alpes

Embrun / L'Argentière-la-Bessée / Montgenèvre / Ristolas / Vallouise-Pelvoux

Commune
et/ou paroisse
Cote(s) AD
Date et type
d'événement
Image du document
(cliquez sur la vignette pour l'agrandir)
Transcription du document
Ristolas

BMS
1702-1706
2 E 125/1/3

vue 12  / 44

23/02/1703

24/02/1703

avalanche

(info http://www.geneprovence.com, merci à Louis B.)

 

Pierre Borel Bardonnois, de l’Eschalp, âgé d’environ
vingt sept ans est decedé le vingt et trois
fevrier 1703 sur le col de la Croix au deau de
la Croix au-dessus de l’Eschalp, aiant été pris
par une levange* de nége et à été enseveli

comme cy apres au feuillet quatre

Pierre Guigne passarot, Etienne Buefs, Claude
Borel Baude fils de Mathieu, Esprit Albert
Caillot, Jean Laurent Simonde, fils de Claude,
Emmanuel Gerard, fils d’André, Antoine
Albert Beneïte, Christophle Laurent fusteri,
Pierre Laurent Chequin sont restez sous l’a
levange au Col de la Croix sur la terre de son
Altesse Roïalle le vingt quatre fevrier 1703.

Emmanuel Gerard fils d’André, de la Monta âgé
d’environ vingt trois ans etant decedé sous
la levange au Col de la Croix le vingt quatre
fevrier 1703. à été enterré le vingt-huit du
même mois de fevrier par nous Jean
Blais prieur curé soussigné, les temoins
Sont le Sieur Jean Barneoud de Vallouïse
Maitre d’ecole de Ristolas et Jacques Reinaud

Pierre Laurens Chequin de l'Eschap agé d'environ
vingt sept ans etant decedé sous le levange
au Col de la Croix de vingt quatre fevrier
1703 et aussi

Esprit Albert Caillot âgé d'environ vingt deux
ans ont eté enterres le second de Mars
1703. par nous Jean Blais prieur curé
soussigné, les temoins sont le sieur Jean
Barneoud de vallouïse Maitre d'ecole de
Ristolas et Jacques reinaud fils de Mathieu
et ont signé à l'original J. Barneoud
Reinaud Blais prieur curé

Claude Borel Baude fils de Mathieu de Ristolas
âgé d'environ trente ans étant decedé sur le
col de la Croix aïant été emporté par une
levange le vingt quatre fevrier dernier, à êté
enseveli le trois de mars de l'année mil sept
cents trois, les temoins sont sieur Jean
Barneoud de vallouise Maitre d'ecole de Ristolas
et Claude Borel Baude feu Christophle et ont
signé à l'original.

Barneoud C Borel
Blais prieur Curé

Etienne Buefs fils de Claude de la monta âgé
d'environ vingt sept ans étant decedé sur le Col

Col de la Croix sous une levange
le vingt quatre fevrier mil sept cents trois
à été enseveli me quatre de mars mil sept
cents q
de la mème année par nous Jean
Blais prieur curé soussigné, les témoins sont
honnéte Jean Barneoud de vallouïse maitre
d'ecole de Ristolas et Jacques Reinaud fils de
Mathieu et ont signé à l'original J. Barneoud
Reinaud Blais prieur Curé

Pierre Gaigne passant âgé d'environ trente cinq ans
étant decedé sur le Col de la Croix le vingt
quatre fevrier mil sept cents trois sous une
levange à été enseveli me quatre de mars par
nous Jean Blais prieur Curé soussigné
les témoins sont honnéte Jean Barneoud de
Vallouïse Maitre d'ecole de Ristolas et Jacques
Reinaud fils de Mathieu et ont signé à l'original
Barneoud Reinaud Blais prieur Curé

Jean Laurens Simonde fils de Claude de la
Monta âgé d'environ vongt huit ans étant
decedé sur le Col de la Croix sous une levange
le vingt quatre fevrier mil sept cents trois à
été enseveli le quatre de mars de la méme
année par nous Jean Blais prieur Curé
soussigné, les témoins sont honnéte Jean

Barneoud de Vallouïse Maitre d'ecole de Ristolas
et Jacques Reinaud fils de Mathieu et
ont signé à l'original Barneoud
Reinaud Blais prieur Curé

Antoine Albert Beneite de l’Eschalp
agé d'environ vingt huit ans  etant mort
sur le Col de la Croix sous une levange le
vingt quatre fevrier 1703 à été enseveli le
six de mars de la méme année par nous
Jean Blais prieur Curé soussigné, les
témoins sont honnetes Jean Barneoud de
Vallouïse Maitre d'ecole de Ristolas et Jacques
Reinaud fils de Mathieu et ont signé à
l'original Barneoud Reinaud
Blais prieur Curé

* Une "levange" mis pour une "lavanche", mot utilisé surtout dans les Alpes du Sud, qui est une "avalanche". On retrouve ce mot dans "Histoire de France T. 3" par Mezeray édité en 1830 "(...) tous les jours grossissoit comme une levange de neige (...)"  et dans le "Petit dictionnaire Royal francois-latin" du R.P. François Pomye édité en 1679. Dans certains cas, "la lavanche" devient donc "la levange" par altération du a en e et du ge / che. Le mot "avalanche" étant formé à partir du mot "aval" et du mot "lavanche".

—  —  —

Ristolas

BMS
1702-1706
2 E 125/1/3

vue 13  / 44

23/02/1703

24/02/1703

avalanche

(info http://www.geneprovence.com, merci à Louis B.)

Ristolas

BMS
1702-1706
2 E 125/1/3

vue 13  / 44

23/02/1703

24/02/1703

avalanche

(info http://www.geneprovence.com, merci à Louis B.)

Ristolas

BMS
1702-1706
2 E 125/1/3

vue 14  / 44

23/02/1703

24/02/1703

avalanche

(info http://www.geneprovence.com, merci à Louis B.)

Ristolas

BMS
1702-1706
2 E 125/1/3

vue 14  / 44

23/02/1703

24/02/1703

avalanche

(info http://www.geneprovence.com, merci à Louis B.)

Montgenèvre

MS
1701 - 1720
5 MI 110

vue 92 / 139
folios 4 v. et 5

1709 - 1715

froid

épizootie

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom, merci au CGLPTF)

(...) Ce qui précède traite des nombreuses guerres de Louis XIV : la "guerre des 9 ans" de 1688 à 1697, puis celle de dite "de succession d'Espagne" de 1702 à 1713. NDLR

De plus il est a remarquer qu'il est arrivé en l'année
1709 un froid qui a commencé le lendemain de
la feste des Roys le 7e janvier & a duré environ trois
semaines, lequel a esté si rude & si violent que
touts les bleds qui n'ont pas esté couverts /+ des neiges / ont esté
Tués, les orangers, quantité de noyers oliviers
en sont morts, de meme que la plus part des vignes
ce qui a causé une si grande disette dans la

France et dans presque tous les Royaumes de
l'Europe qu'il s'est trouvé des personnes qui sont
mortes de faim et de miseres, mais dans ceci il
faut admirer la bonté du Seigneur qui pour
soulager sa Creature a permis & voulu que
tous les bleds qui se sont trouvez couvert des neiges
ont esté d'une beauté extraordinaire, & les
trantailles, & petits grains si abondants que le
peuple n'a ressenti cette disette que jusques a la
recolte de la d[it]e année, les seigles ayant valu dans les
mois de juin & juillet jusques a vingt Livres le
sestier & a grenoble une charge de bled qui pese
environ trois quintaux* jusques a cent Livres &
memes davantage. & dans l'année 1712, 1713 &
1714 il est arrivé dans l'Italie, Allemagne &
autres païs une maladie aux bestes a cornes, savoir
boeufs, vaches, & veaux, qui en a tués la pluspart.

* Les mesures de quantité de grain comme le "sestier" ou la "charge" sont variables d'une région ou d'une paroisse à l'autre. La précision sur leur valeur est donc importante et d'ailleurs assez rare dans les textes pour être soulignée. NDLR

—  —  —

L'Argentière-la-Bessée

BMS
1715 - 1719
5 MI 156

vue 14 / 76

31/01/1716

avalanche

(info http://www.geneprovence.com, merci à Sabine R.)

S / anne / giraud [en marge]

L’an 1716 et le dernier janvier est decedée anne
Giraud femme de Maitre jean blein par un etrange
accident qui est que la grande abondance de neige
a cause une lavanche en pulverin* qui a fait un grand
Ravage dans le cartier des girauds et surtout a escrase
La maison ou la ditte giraud se trouva, et le premier
fevrier a ete enterrée en presence de jean giraud
fu Pierre son frère de maitre joseph abeil fu
maitre jean son cousin et plusieurs autres avec les
quels jay signé.    Giraud   Abeil
Giraud p[rê]tre Combe Curé

* Le "pulverin" est une poudre à canon extrêmement fine. Il s'agit donc d'une avalanche de poudreuse. NDLR

—  —  —


Embrun

Sainte-Cécile

BMS
1721-1725
GG 11/3

vues 47
à 49 / 63

16/12/1724

froid

neige

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(info http://ascbgenealogie.canalblog.com/, merci à G. C., relevé Geneadom)

D. / 16. Xbre: 1724.  [en marge]

Joseph Jacob de Caleyre agé d'environ de 67 ans a esté inhumé
a ste. Cecile le 16. Xbre: 1724. Dalmas curé

Nota. Joseph Jacob n'a pu recevoir les sacrem[en]ts
à cause de l'eloignement et de la rigueur de la saison. On me
vint avertir le vendredy matin / 15e. / pour luy aller administrer les
sacrements, et lon pria en même tem Mrs. les Notaires
d'y monter pour recevoir son testament, mais la saison etoit
si rigoureuse les chemins si plein de neige qui tomboit
toujours avec une terrible bize qu'aucun notaire n'eut
le courage d'y aller. Je partis sur les neuf heures du matin

emportant avec moy le tres St Sacrement, mais quand
nous fumes a milieu chemin de Calleyere il vint des hommes
exprez nous annoncer qu'il etoit mort. J'envoyay incessam[ent]
un Expres a la ville faire sonner au Clocher de la grande
eglise et faire sonner la petite clochette par la ville
affin que la Confrairie du tres St Sacrement vint a la
porte de la ville a la rencontre du St Sacrement que je
fus obligé de raporter, a la métropolle, ou je donnay la
Benediction a la manière accoutumée.

    Le lendemain Samedy 16e on porta a la ville le corps dudit
Jacob pour l'inhumer, les chemins etoient si mauvais que
pres de trente hommes qui sayderent a le porter resterent
depuis le Chateau de Calleyere jusque a la ville depuis le grand
matin jusques a onze heures avant midy.*

      Dans le même tems qu'on sortoit de son enterrement
Claude Jellut Rentier du domaine de l'hopital scitué en
Calleyere au mas de Joutelle me vint prier de monter
audit Joutelle administrer les Sacrements a Anne Blanc**
sa femme qui etoit fort malade, Je partis a une heure
et demy apres midy portant le St. Sacrement, accompagné d'un
bon vallet et de touts ceux qui etoient venus à l'enterrement
de Joseph Jacob, Nous allames toujours en chantant des hymnes
des pseaumes ou en recitant le Chapellet. Nous fimes une
premiere station a la Chapelle de Calleyere, ou je reposay le st
Sacrement pendant un demy quart dheure ou il fut gardé par
ceux du hameau qui ne venoient pas de la ville pendant qu'avec
tous ceux qui venoient de la ville, nous entrames dans l'escurie

de Mathieu Blanc nous reposer un moment, et reprendre haleine pour
monter jusques au Chateau dans le même ordre que nous etions venus de
la ville. Nous fimes une seconde station dans la Chapelle du Chateau
ou je reposay le St. Sacrement et retitames encore pour un demy
quart dheure dans l'escurie de Jean Arnoux pour y reprendre haleine
car nous etions extraordinairement fatiguez, J'avois fait porter deux
bouteilles d'eau de vie avec quatre a cinq pots de vin, nous primes tous
un doitgt d'eau de vie ou de vin pour reparer nos forces, et en prendre
de nouvelles pour pouvoir aller jusques a Joutelle, ou il n'y avoit
absolument aucune trace de chemin, Comme la nuit tomboit on
se munit de toutes les lanternes qu'on pût trouver, et sept hommes
des meilleurs chasseurs se munirent chacun d'un fusil au cas
que nous fussions attaquez par les loups, Car le jour precedant le fils
de la veuve de Nicolas Bonafous venant de sa maison qui est vers
Joutelle y fut attaqué par un loup contre lequel il se deffendit
quelque tems avec ses besaces qu'il portoit pleines de provisions
et enfin laissa les besaces et les provisions au loup qui sy
amusa pendant qu'il se sauva. Il auroit esté inutile de
se munir de peles pour faire le chemin devant nous
Il y avoit plus de quatre pieds de neige, mais ceux qui etoient
a la tete de notre procession qui marchoit de file un a un, avoient
des raquettes aux pieds au moyen des quelles ils marchoient sur
la neige sans enfoncer et marquoient la trace par ce moyen que
ceux qui suivoient, agrandissoient ensuite. j'étois muny d'un
grand baton ferré d'une toise de long pour me soutenir, car
en cas de chute ceux qui maccompagnoient ne pouvoient me
soutenir par les cotez, la trace etant trop etroite mais seulement
un par derrire et l'autre par devant Je me tenois d'une main
a l'habit du premier et le dernier me tenoit ou par dessous
les aisselles ou dans les mauvais endroits par-dessous les fesses
C'estoient Joseph et Jacques honoré freres, avec Champsaur
vallet de mon frere le juge, malgré leur secours je tombay
deux ou trois fois et ma toise s'enfonça près de 5 pied dans

la neige. Enfin nous arrivames et entrames dans la maison de
Joutelle precisement a la nuit clause, Je donnay la benediction du
St. Sacrement a ceux qui l'avoient accompagné et je les fis rettirer
dans l'escurie pendant le tems que je confessay ma malade, que
je communiay et a qui je donnay tout de suite la Ste Extremonction
Je fus edifié de voir tant de monde accompagner le St. Sacrement dans une
si mauvaise saison, dans un tems si affreux et par des chemins si difficiles
Je comptay et jescrivis le nom de touts qui se monta à quarante / hommes / ce fut un
effet de la providence car sans un si grand nombre de personnes assemblées
a l'occasion de lenterrementde Joseph Jacob, il auroit absolument esté
impossible davoir pû monter jusques au domaine de Joutelle administrer
les sacrements à cette pauvre malade, aussy dez quelle les eut reçus
nous nous reunimes en Calleyere a la lueur des lanternes que
nous avions porté et de fagots de paille dont nous fimes provision
en Joutelle et que nous alumions pour nous esclairer, nous revinmes
avec peine tant a cause de la nuit que de la neige qui tombant toujours
avec le vent avoit demarqué la trace que nous avions fait en
allant, mais nous etions si consoles d'avoir pu secourir la malade
que nous vinmes toujours en chantant le Tedeum, des Pseaumes
et des Cantiques en action de grace. Enfin j'arrivay au Chateau
de Calleyere sur les 10. a 11. heures du soir, ou je couchay, le lendemain
dimanche j'y dis la messe et confessay et communiay plusieurs
malades, et infirmes, et / aussy plusieurs / sains par devotion.

Etat de ceux qui accompagnerent
le trez St. Sacrement jusques en Joutelle.

1. ........ chez Anne Blanc feu Jacques de chorges
2. ........ femme de claude Gellat rentier de l'hopital
3. ........ dont le fils est Jean Gellat.

[la suite sur deux colonnes]

4. Me Dalmas curé
5. Champsaur son valet
6. Jean Roman maitre d'ecole de Caleyre
7. Joseph Arnaud maitre d'ecole du Chateau
8. Joseph Honnoré
9. Jacques honnoré
10. Etienne Arnoux feu Barthelemy
11. Jean Arnoux feu Barthelemy
12. françois Arnoux feu Jean
13. Jean Arnoux feu Louïs
14. Barthelemy Arnoux feu Louïs
15. antoine Arnoux
16. marcellin Arnoux

17. Joseph allier
18. pierre Allier
19. Antoine Allier
20. pierre Allier fils led[it] antoine
21. Martin Blanc
22. Oronce Blanc feu Jacques
23. Oronce Blanc fils Jean
24. Victor Blanc fils Jean
25. Jean Blanc fils claude
26. Joseph Blanc feu Laurans
27. Jean Bonafous feu Nicolas
28. Antoine Durand
29. Guillaule Guers fils Oronce
30.  Joseph olivier fils pierre

31. Antoine Jourcin feu Jean.
32. Joseph fache feu Antoine
33. Gaspard fache feu jean
34. Jean fache fils laurans

     et les sept personnes suivantes
     de l'ameau de Chalevet
     Scavoir

35. Louïs  Jourcin feu Jean
36. Joseph fache feu Joseph
37. Victor Blanc
38. Jean Blanc fils ded[it] Victor
39. Mathieu Gay feu Joseph
40. Jacques Imbert
41. Guillaume Reviere

} ceux cy / sont  / de Chauvet

NDLR

* Pour mieux comprendre cette épopée il faut savoir que si l'église d'Embrun (la ville) se trouve environ à 870 mètres d'altitude, la chapelle de Caleyre est à 1100 m, le château à plus de 1200 m et Joutelles à 1310 m. Ce qui fait tout de même une sacrée randonnée dans la neige de près de 15 km aller-retour avec un dénivelé positif d'environ 450 mètres, de nuit et avec des loups qui rôdent. Quel courage !

** Anne Blanc fut inhumée le 27 décembre de la même année.

—  —  —

Vallouise-Pelvoux

Villard-de-Vallouise


BMS
1738 - 1760
2 E 180/1/7

vues 2 et 3 / 98

27/01/1757

avalanche

(relevé Geneadom)

l'an mil sept cent cinquante sept et le vingt sept
janvier une heure après midy, la coulée de
neige est partie du sommet de la montagne
appellée la lausiere qui est au dessus des saignes
et du villard elle a emporté aux saignes ou
a la chaudette plus de vingt maisons les bestiaux
y ont presque touts peri il y a eu huit personnes
de mortes dans leurs maisons qui sont de la ville
scavoir la famille des marseillans apelles logre
la coulée s'est ensuite separée une partie a
passé du cotté du hameau du villars et a

depuis la chapelle du cotté de bon voisin
englouti ou emporté entierement vingt quatre
maisons il y a eu trente deux personnes de mortes
presque tout le bétail, l'autre partie de la coulée
a passé du cotté de la deiviere et a enlevé la
maison de Sr estienne etienne marchand qui
ettoit neuve et a chaux et a sable sans qu'on
aye pu connoitre le moment d'apres ou elle
ettoit placée, le meme cette coulée a enlevé
deraciné / a noyer / une grande grosseur et pour le moins
mille pieds d'arbres fruitiers, le meme jour et a
la meme heure la coulée a englouti une maison
au hameau de st antoine il y a peri deux femmes
en foy a vallouise le jour et a(n) que dessus Vincent curé

NOTE : sur les 5 pages suivantes, le curé établit 9 actes de décès collectifs (un par famille) pour enregistrer l'inhumation de toutes les personnes décédées dans cette terrible avalanche.

—  —  —

haut de page

9 documents ou événements collectés

Mots-clés : avalanche, épizootie, froid, neige

Retour rubrique     Retour accueil