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TÉMOIGNAGES INSOLITES dans les ARCHIVES
« Quand nos ancêtres parlaient de catastrophes naturelles »
Département de l'Ain (01) / Rhône-Alpes / Auvergne-Rhône-Alpes /

Ardon / Bourg-en-Bresse / Champfromier / Chézery / Collonges / Curciat-Dongalon / Dompierre-sur-Veyle / Hotonnes / Léaz / Le Grand-Abergement /  Leyment  / Lochieu / Montanges / Nantua / Ochiaz / Retord / Saint-Etienne-sur-Chalaronne / Saint-Maurice-de-Gourdans  / Virieu le Petit /

Commune
et/ou paroisse
Cote(s) AD
Date et type
d'événement
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Transcription du document


: Bourg-en-Bresse

Notre-Dame

S
1638
FRAD001
EC LOT11304

vue 15 / 24

27/06/1638

foudre

(info https://meteochatelet.pagesperso-orange.fr)

# Le vingtseptiesme juin 1638 a esté
ensepulturé dans le cimetiere de
l Eglise N[ot]re dame de Bourg
Claude Mussard fils de jean Mussard
faiseur de bas de laine habitant
a  Bourg lequel Claude aage denviron
vingt deux Ans le jour de la feste
Nativité Sainct jean batiste dernier
estant en la rue Bourgneuf sur
les neuf a dix heures du soir
sentretenant en discourt Avec une fille
et un aultre garcon soldat a la
porte d’une maison de ladicte rue
furent tous trois ensemble frappés

du fouldre qui les renversa par
terre dont ledict Claude est mort
et la fille est encore a p[rese]nt bien
malade, Le soldat est demeuré sain
et sauf, Chose merveilleuse que
ce fouldre tombant dans une chambre
dudit Bourgneuf et enleva les plastes
de la chambre haulte de la maison
de Basserat sans endommager
aucunement une femme mariee
qui y estoit, descendit par le fenestre
en la chambre du second estage et se
glissa par un trou qui regardoit sur
la porte sur les trois susnommes
Dieu face misericorde au defunct
conserve les deux aultres et nous
preserve de semblable Accident
Le tout sestant passé Ainsy que dessus
en foy de quoy jay signe

     Gringoz sacrestain
               et convicaire

     

Léaz

B
1681 - 1697
FRAD001EC LOT54607

vues 15
à 19 / 24

27/02/1692

pluie*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(info http://ascbgenealogie.canalblog.com/, merci à G. C.)

Le 27 fevrier mil six cent nonante
deux je soubsigné confesse et
atteste quayant ensepulturé
h[onora]ble Benoist Brunet mon
pere bourgeois de montreal le
5 may 1691 ayant satisfaict a
tout les devoirs funeraux, mais
comme il est morts beaucoup
de personnes pendant la p[rése]nte
année, et que ayant vouleu
satisfaire a la devotion des
parents des defuncts, soit aux
messes de fonda[ti]on, je nay peu
appliquer tous mes sacrifices d[on]t
pour le repos de lame de mon
peère, ce pendant six semeines

on a ouï un grand bruit dans
ladite cure presque toute les
nuicts et si vray que mes
nepveux nosant couché seuls
appelloient les voisins p[ou]r
couché de compagnie avec
eux qui ont eu part de la
peur causée par le bruit
et moy certifiant estant
dans le lict ie me sentit
roulé de part et dautre
dans led[i]t lict comme lors
quon excite un dormant p[ou]r
leveillere, ie criat: qui est
lâ. une voix me respond
en langue veulgaire il est
jor, Je leve mon rideau et
je respond il n'est pas vray
apres quoy ientent un bruit
tout le long de ma chambre

comme si un avoit trainé
un plain sac de bled, ie me
leva promptement recher
cha partout ie ne trouve
personne et cestoit laube
du jour A linstant jalla
dire la Ste messe p[ou]r mon dit
pere et comme mad[a]/me
buffet vient a mourir ie
feu occupé pendant une
neufvaine de messes p[ou]r elle
et les bruits de lad[i]te cure
saugmentoit le d[i]t soir
27 dud[i]t fevrier un mercredy
des quatres temps a neuf
heures du soir pendant un
temps de pluyes sans fins
venant de vroir un malade
le Sr buffet de Lyon p[ou]r la
confession estant entré dans
mon d[i]t presbitaire et ayant

fermé la porte a la clef par
derriere et allumé la lampe
pour faire ma priere, jentent
un grand coup sur la plachié
den haut en la chambre du
dessus le pressoir, ou mesme
jentra, et soudain voyla
un bruit si viollent que
douze batteurs de bled nen
auroient pas faict davan
tage le granie me tomboit
dessus de tout costé comme
la grele ie crie qui est la
haut point de reponse ie
sort et passe par / la / grande
chambre et entre dans la
petite ou ie couche. Le d[i]t
bruit continue, ie cria
plusieurs fois qui est lâ haut
respondé que voulé vous

et il n'eut aucune responce
Je le presse et luy dict respondé
de la part de dieu ! que voulé
vous ?; et p[our] lors ientendois une
voix qui me respond d'un
ton pitoyable, et dalent**, hoy.
Je luy demamde p[our] une
seconde fois, este vous en
peine ? il me respond p[our] la
2.de fois, hoy; et p[our] la 3.me
Je vous promet pere que
je prieray dieu demain
p[our] vous, il me respond
pour la derniere fois, hoy.
et fit en mesme temps
encor un bruit en se trai
nant par le dessus de la
chambre, et de peur que ie
ne feut trompé par quel
qu'un, jalla moy mesme...

au galata soit par dessus toute
les chambres avec ma lampe
allumée que ie n'avois point
quitté et chercha par touts
les coins, ie ne trouva rien
tout le contenu cy dessus
est veritable, sans adiout
ny diminuer c'est un homme
de cinquante ans qui
parle p[re]tre et curé qui ne
vouldroit pas conté des
fables, et le lendemain i'en
voya prendre les p[re]tres du
voysinage p[ou]r prier p[ou]r le
respot de lame de mond[i]t
pere, ensuite de quoy nous
n'avons oüi aucun bruit ie
certifie par foy et serment
quil est veritable ced[i]t iour
29 fevrier 1692***.

                                                 Brunet
                                            p[re]tre et curé.

NDLR

* Ce document est particulièrement intéressant, non pas pour la mention météorologique accessoire qu'il contient, mais parce que son thème principal est la retation de la présence mystérieuse et bruyante cette nuit-là du fantôme du père défunt du curé.  Ce dernier est pris de remors pour ne pas avoir pu suffisemment honorer sa mémoire, occupé qu'il était par son ministère. Alors, en cette nuit pluvieuse, vint un fantôme...

** Mis probablement pour "dolent", c'est à dire "affligé, désolé, malheureux".

** En 1582, le pape Grégoire XIII décida dans la bulle "Inter gravissimas" que le jeudi 4 octobre 1582 serait immédiatement suivi par le vendredi 15 octobre pour compenser le décalage accumulé au fil des siècles, depuis le premier concile de Nicée en 325, lorsque fut arrêté le calcul de la date de Pâques. À cette occasion le nouveau calendrier dit Grégorien instaurait une journée supplémentaire tous les 4 ans au mois de février. L'année 1692 était donc une année bissextile.

     

Léaz

B
1697 - 1724
FRAD001_EC LOT54613

vue 6 / 43

1698

bise


(merci à Chantal F.)

cette année 1698. on a fait de tres petites vendanges
et ce qui est de plus particulier on na pas
treuvé un raisin meur et on a vendangé a
Grezin* le iour de S[ain]t Martin** par une bise extraord[inaire].

NDLR

* "Grésin" est un lieu-dit situé à 1500 m de Léaz dans la boucle du Rhône.

** Bien que le raisin ne soit pas mûr, ce sont des vendanges très tardives (la saint Martin se fête le 11 novembre), l'année a donc été froide.

     

Léaz

B
1697 - 1724
FRAD001_EC LOT54613

vue 7 / 43

15/03/1699

bise


(merci à Chantal F.)

nota ce jour dès midy il fit un si terrible tempt
qu'il fut impossible de pouvoir faire les exorcismes
devant l'eglise, ie fus contraint de les aller faire
dans la maison a cause de la plus terrible bise
que i'ay iamais veu faire.

     

Léaz

B
1697 - 1724
FRAD001_EC LOT54613

vue 8 / 43

1699

sécheresse


(relevé Geneadom)

nota [en marge]

que cette année 1699 il a fait une si grande
secheresse que depuis la s[ain]t Claude iusqu'a la s[ain]t Denis*
la terre n'a pas esté bien humectée pour estre
comme l'on dit broüée, tellement que la
pluspart des orges on meuri sans espier. Le bled
a esté fort cher cette année il s'est vendu iusqu'a
dix sept francs a Collonges Les vendanges ont esté
assés belles et bien meures, et dans le temps dela
vendange il est survenu une si grosse bise quelle
a abbattu une partie de la vendange et cette
année i'ay esté friponné dans mon dixme, i'ay esté
contrainct de faire trois voyages a chambery pour
empotrer mes plaintes a mons[eigneu]r le marquis de Coudrée***
commandant en Savoye
contre [rature illisible]

NDLR

* Donc pendant 4 mois du 06 juin au 09 octobre 1699.

**  Une "brouée" désigne en général un brouillard humide.

*** Marie Joseph d'Allinges marquis de Coudrée et co-marquis d’Aix, fils de Jacques d'Allinges de Coudrée, baron d'Allinges, comte de Langin, marquis de Coudrée et d'Henriette de Seyssel de la Chambre, marquise d'Aix, fut commandant en Savoie jusqu'en 1704.

     

Dompierre-sur-Veyle

BMS
1700 - 1704
FRAD001_EC LOT35539

vue 4 / 38

folios 48 et 49

21/07/1700

grêle

 


(info https://meteochatelet.pagesperso-orange.fr/)

Le vingt un juillet mil sept cent entre
midy & une heure il est tombez une gresle
si extraordinaire dans la parroisse de
Dompierre & de Chasteney quelle a accablé
ce qui s’est trouvez d’animaux dans les champs
puisquon trouvoit les lieuvres les oiseau les
renards [en marge]
morts dans les endroits ou le gresle les
surprenoit Les ayes vives en ont esté froisses
& deschire & lon diroit a voir les arbres que
lon est au mois de feuvrier & qui plus est
les couverts des Mas blan & massard
ont esté entierem[en]t froissez & les tuilles
fracassé par la grosseur & abondance
des pierres qui tomberent pend[an]t
demy heure. Les gros bled & chanvres
qui estoint parfaittem[en]t baux ont esté
tellem[en]t destruicts qu’on ne scavoit ce qu’ils

estoint devenus & les bleds quon avoit
seulem[en]t commencez a moissonner feurent
entierement enterrez & bien dautres accidents
qui arriverent ainssy le certifie aux
siecles advenir    Pingeon Curé

     

Lochieu

BMS
1706 - 1710
EC LOT52566

vue 16 / 25

06/01/1709

froid

(relevé Geneadom)

Le six ianvier mil sept cent & neufs le grand froid arrivat
qui ieslat* entierrement les gros les gros bleds et les perdit dont
il y en eut fort peu les vignes et les noyers et autres arbres fruitiers
ce qui causat une tres grande disette l'année suivante

* Mis pour "jeslat" c'est à dire "gela". NDLR

     

Leyment

BMS
1705 - 1709
EC LOT52566

vues 30
et 31 / 37

1709

froid

Voir l'original en latin

(relevé Geneadom)

Hiver de l'an 1709
traduit de la narration latine écrite à la page suivante

Bien que mon esprit ait horreur de s'en souvenir et se
referme dans la douleur, j'entreprendrai de fixer sur le papier
et en peu de lignes la calamité arrivée au commencement de l'an
du Christ Notre Seigneur et Sauveur 1709. Voici ce qui se passa .
L'espoir d'une récolte abondante faisait déjà oublier l'ingrate
moisson de l'année précédente. Nul signe d'un hiver rigoureux
ne s'était montré, lorsque le jour même de l'Epiphanie, un
vent du Nord subit se mit à souffler de manière qu'à la nuit
tombante, la terre est durcie par une forte gelée; tous sont dans
la stupéfaction. Aucune personne vivante n'avait jamais éprouvé
les rigueurs et le fureur d'un vent du Nord semblable à celui qui
sévissait le lendemain matin : aucun homme sage et prudent
n'eût osé s'y exposer. Le jour suivant, savoir le huit janvier
chose qu'on pensait ne pouvoir pas arriver, le froid avait encore
augmenté. En peu de jours le cours du Rhone quoique très
rapide, fut arrêté par une glace très solide ; en bien des endroits
une rive était unie à l'autre. On dit que dans ce même
temps la mer de Bretagne et celle du Nord furent prises et que
la glace cimenta, pour ainsi dire, tous les navires dans les ports.
Comme la neige tomba en petite quantité et tardivement , il se
fit que les semailles ne purent être protégées ; il faut excepter les
montagnes que la neige avait heureusement recouverte dès l'abord
Tout fut brûlé par le froid pénétrant, qui dura, en augmentant
jusqu'au 22e jour deJanvier (et nous l'avons senti sévir comme à
plaisir) : alors il se relâcha un peu. Pendant ce froid, les arbres

[une page plus loin]

se fendaient avec grand bruit, et l'on pouvait entendre beaucoup d'autres
choses qu'il est triste d'énumérer. Qu'il suffise de parler
de ce fait unique et inconnu aux siècles passés. - (Plaise
à Dieu que les siècles futurs n'en entendent pas parler) -
dans presque toute la France et dans les pays voisins
si on excepte quelques montagnes il ne resta pas un seul
épi de froment, de blondée et d'épeautre: l'avoine
d'hiver échappa en petite quantité, il n'y eut pas
la centième partie de ce qu'on avait confié à la terre.
D'autres ont raconté comment les oliviers, les figuiers
les lauriers ont péri. Dans nos pays, un siècle ne
suffira pas pour réparer la perte des noyers. La vigne
est totalement détruite, cela est visible. # Les plus vieilles
cornettes ne poussent rien, encore moins les plus récentes ;
il faut les couper : toutefois les ceps poussent et reverdissent
un peu vers le collet, près des racines.

# On pourrait conclure de ces dernières expressions que Mr
Grumet écrivait cette narration dans le courant du mois de
mai 1709.

NOTE : Ceci est la lecture de la traduction qui se trouve avoir été écrite à la page de gauche le 28 mai 1890 par un auteur qui a signé (signature illisible commençant par la lettre "f"), probablement le curé de la paroisse à cette date. Cette traduction latine n'a pas été refaite ici, les latinistes pourront se référer au texte original qui se trouve page de droite (lien ci-contre).

     

Montanges

BMS
1706 - 1710

vues 20
et 21 / 24
folio 7

1709

froid

(info http://champ.delette.free.fr, relevé Geneadom)

1709 [en marge]
cette année est remarquable par
le gros hyver qu'il a afit, le froid
a esté si excessif qu'ayant commencé
la veille des roys a six heures du soir
a tomber de la neige  jusqua neuf pieds
de pleine cheutte, il a gelé les vignes
noyers, chesnes et autres arbres, les bleds
dhyver, le froment et seigle furent perdu
dans toute le france la mesure du froment
s'est vendue sept livres et dix sols
le vin cinquante livres la sommée
et quinze livres le pot, dix sols la
livre de pain.
Les froments estoint au finage derriere qui
se sont conservés sous la neige et ont esté
tres bons
les seigles estoint au finage damon ont esté
perdu par la gelée la bize ayant enlevé
la neige
Lon a resemé de l'orge dans toute la
france qui a produit au centuple sans quoy
il y / aurait / eu famine cruelle
les légumes que l'on a semé ont egalement
produit une grosse abondance
ainsy l'on a vu la providence divine
se manifester en benissant les semailles de
paques, ce qui a servi a faire subsister

les peuples qui seroint peris de famine
cette année les pauvres alloient ramasser les
herbes des prés et par les champs, pour
faire la soupe, qu'ils mesloient avec un peu
de farine et du laict
il ny eu pas et par la grace de Dieu des
maladies comme l'on s'attendoit a cause des
mauvais aliments

Guilliots
Curé de montange

     

Saint-Maurice-de-Gourdans

BMS
1706 - 1710
FRAD001_EC LOT95033 -

vue 77 / 92

folio 1 verso

11/02/1709

neige

froid

(info https://meteochatelet.pagesperso-orange.fr, merci à Thierry S.)

Lan et jour que dessus a esté enterré Simon plantier
agé denviron quarante ans, de ma parroisse lequel a esté
retrouvé mort dans les neiges a cause du froid excessif quil a
fait cette p[rése]nte année, les / gros / blés mesmes estant entierement perdus
et lon a esté contraint de les resemer dorge ou dautre / menus / blé
, touts les arbres mesmes ont esté endommages # aussy bien que
les vignes, led[it] simon plantier a esté enterré en p[rése]nce de
benoit forot et jean thevenet qui non signé pour ne scavoir
de ce enquis  Chauvin Curé  # notament les noyers absolument péris

     

Curciat-Dongalon

BMS
1713
FRAD001_EC LOT33844

vue 11 / 11

02/10/1713

foudre

(info https://www.geneanet.org, merci à J. G., relevé Geneadom)

Le second octobre jour des anges
Gardiens mil sept cent treize
le foudre est tombé a la
sortie du cimitiere de Curiat
entre trois a quatres heures apres
midy ou il tua un homme qui venoit d'ensevelir un enfant*
jay mis cela pour s'en ressouvenir

                                   Faure / curé

* Au vu des actes du registre de 1713 (folio 7 verso) l'enfant âgé de 14 mois s'appelait Joseph Guillemin et l'homme âgé de 36 ans s'appelait Pierre d'Hostal. NDLR

     

Le Grand-Abergement

BMS
1733 - 1737
FRAD001_EC LOT49861

vue 14 / 26

1735

foudre


(info https://www.rfgenealogie.com)

Claude Berthet dit l'hermitan agé d'environ soixante trois ans
est decedé le vingt huit[em]e jour du mois de juillet mil sept cens trente
cinq, ayant eté tué par la foudre led[it] jour sous le clocher en sonnant
pour le tems à six heures du matin, et n'ayant donné aucun signe
de vie, il n'a reçû aucun sacrement dans ce dernier moment; il à
eté ensepulturé le lendemain dans le cimetiere de st Amand en
presence de francois aleymoz, bernard berlhet anthoine berlhet et
autres illiteres  g. Viviand Curé

     

Le Grand-Abergement

BMS
1733 - 1737
FRAD001_EC LOT49861

vue 14 / 26

1735

foudre


(info https://www.rfgenealogie.com)

Alban Gouge dit Joseph age d'environ quarante ans est decedé
le vingt huit[em]e juillet mil sept cens trente cinq, ayant eté frappé de la
foudre led[it] jour sous le clocher en sonnant pour le tems à six heures
du matin et comm'il jettoit les derniers soupirs on lui a donné
l'absolution et administré le sacrement de l'extrème onction, il à eté
ensepulturé le lendemain dans la chapelle de Jesus marie et Joseph
en p[rese]nce de georges bergoin jacques deboüillye et autres illiteres  J viviand Curé

     

Le Grand-Abergement

BMS
1733 - 1737
FRAD001_EC LOT49861

vue 14 / 26

1735

foudre


(info https://www.rfgenealogie.com)

Bernard viviand dit tarvenu age d'environ vingt ans est decedé
le vingt huit[em]e juillet mil sept cens trente cinq, ayant eté frappé de
la foudre led[it] jour sous le clocher en sonnant pour le tems à six
heures du matin, et comm'il jettoit les derniers soupirs on lui a donné
l'absolution et administré le sacrement de l'extrème onction, il à eté
ensepulturé le lendemain dans le cimetiere de st Amand en
p[rese]nce de joseph ogier, anthelme mottas amand Brunet et
autres illiteres  J viviand Curé

     

Nantua

BMS
1739 - 1740
EC LOT66293

vue 51 / 55

hiver 1740

froid et neige

(relevé Geneadom)

L'année 1740 a été remarquable premierement
par la mort des puissance spirituelles et temporelles
[partie non transcrite car ne parle pas de phénomènes naturels]
(...) L'hyver a été si
long que le 3 de may il commenceat a neiger et
il neigeat dix jours et dix nuit de suite ce qui
mit tout le monde dans les alarmes faute de fourrages
nous avons veu tous les mois de la glasce et
l'hyver qui avoit commencé le 11e 9bre en 1739
continuat jusqua la fin du moy de may et le 10
octobre il commensat a neiger et a geler ce qui
causat tant de domages que les raisins gelerent
a la vigne et y ne levent presque tous les bled
n etoient pas a moitié semé point n'étoient
levés tout octobre et novemble furent des geles
tres violentes etan gros hyvert en decembre des
pluies continuelles qui ont duré long tems
les meme grains les jardinages les chataignes tout
fut entièrement perdu

     

Hotonnes

BMS
1740 - 1741
EC LOT44576

vue 1 / 1

hiver 1740

froid

déluge

(relevé Geneadom)

cette année a este remarquable a la posterite par les beaucoup de malheurs q(uelle)
a entrainés aprais / elle / le premier est un hiver des plus cruels et des plus violent que l'on
ressentit de memoire dhomme; l'année 1709 remarquable par la mortalité des noyers qu(ausa)?
plus de prejudice mais le froid ne fut pas si long ny si violent puisque les baromettres de [...]
sont descendu de plusieurs degré cette année qu'en l'année 1709. de plus nous avons eut (de la)?
neyge tous les mois de lannée excepté le mois daoust au mois de may il tombat u(n)
pied et demys de neyge et fit un froid si piquant quil gelat les bourgeons des vignes qui
produisirent peu et le vin ne put point murir attendut qu
'au mois doctobre que les r(aisins)?
commençoient a changer il tomba le onze de ce mois une si grande quantitée de ne(ige)
non seulement dans le pais mais encore ailleur puisqu'en espagne il en estoit tombé un [...]
et demy qu'en plusieurs endroit l'on a laissé les raisins dans les vignes et deffendu par [...]
de les ramasser

Le second est un deluge arrive le 20 et le 21 xbre de pluies extraordinaires ce qui a causé des preju(dices)
que lon ne peut apprecier dans les villes proches des riv(ieres)
et de memoire dhommes lon en a veut d'un semb(lable)
puique a pise ville ditalie les habitens furent oblig(és)
de monter sur leurs couverts pour se garantir de la fu(reur)
des eaux dans [illisible] ont passer plusieurs cadavres de lun et lautre sens sans parler des anim(aux)
qui etoient [illisible] les eaux

     

Ardon

BMS
1740 - 1747

vue 12 / 48

1741

froid

(relevé Geneadom)

Cette année 1741 nous avons ressenti
le froid jusqu'au douze de mai, le
second & le troisème du même
mois il est tombé un demi pie de
neige les noïers en plusieurs, endrois
avec les vignes ont gelés. nous avons
e
prouvé une violente secheresse depuis la
fin de mars jusqu'au dixhuit Mai que
l'on est allé en procession à nôtre
dame d'Acour* & la pluïe est venüe en
abondance.

* "ND d'Acourd" sur la carte de Cassini, aujourd'hui connue sous le nom de "Notre Dame d'Accout" est une chapelle située à Arlod à 6 km au sud d'Arnon. C'est un lieu de pélerinage dans la région. NDLR

Giret vicaire

     

Champfromier

BMS
1742 - 1746

vue 27 / 28
folio 5

1742

sécheresse

(info http://champ.delette.free.fr, merci à Ghislain L.,relevé Geneadom)

en 1762, il demeura trois mois sans pleuvpir
ni pouvoir möuiller la terre d'un traver
de doigt, le vin fut excellent, au mois de
juin et juillet le froment se vendit 5 lt 5 S
le seigle pour 4 lt 10. L’orge 3 lt 5*- La misere
fut extreme; horresco referens**

NDLR

* "lt" désigne la "livre tournois", l'autre unité de compte étant le "Sol" ou "Sou" (une livre valant 20 sols).

**  Locution latine signifiant "Je frémis d'horreur en le racontant", tirant son origine de l’Énéide de Virgile (II, 204).

     

Hotonnes

BMS
1746 - 1750

vue 6 / 34

1745

sécheresse

(relevé Geneadom)

nota que cette annee il a fait une secheresse qui a du
duré depuis le 29 juin jusquau troisieme xbre qui a fait
beaucoup de mal les orges et les foins ont estés presque tous
desesches et il ny avoit plus dans le village que la fontaine
de boccon qui fournit de leau pour les personnes et pour
les animaux.

     

Virieu-le-Petit

BMS
1749 - 1755

vue 8 / 37

23/07/1750

grêle

(relevé Geneadom)

Il est tombé le 23 juillet de cette année une grêle poussée
poussée par le vent qui a entierement gaté tout l'orge et la
paille de l'orge avec le froment et le seigle qui restoient a
moisssonner. elle a causée plusieurs ravines, l'une desquelles a jettée
200 charrées tant pierre que graviers dans le verger de la Cure.
elle a ecrasé des levrauds des jaupes des serpens des compagnies
entieres de perdrix, on m'en a apporté huit grosses comme peres et meres *
que j'ay mangé

* Cette expression est employée par Molière dans "Les fourberies de Scapin"  NDLR

Callet Curé

     

Chézery

B
1750 - 1759
FRAD001_EC LOT26478

vue 12 / 48

24/12/1752

pluie

neige

 

25/12/1752

crue

inondation

 

(info http://champ.delette.free.fr, merci à Ghislain L., relevé Geneadom)

NOTA MIRACULU[M]

Le 24. de decembre 1752 commença une petite
pluye sur le midy laquelle augmentant peu à peu, nen ayant
pas tombé il y avoit environ trois mois et demi C'est à dire
depuis le commencement de septembre à la reserve d'un jour
qui occasionna les semailles dans la plaine, devint sur minuit
si grosse quelle fit enfler prodigieusement la grande rivière*
par les torrents qui couloient de toutes part*, cette inondation ne
dura que le jour de noël jusque sur les dix heures du matin
continuant la petite pluye accompagnée de gibollées et de neige
mais ce quil y eut de remarquable, c'est que la Valserine* ayant
rompu toutes les digues qui etoient sur les cabarets d'en bas
et qui tenoient en sureté la tour de Mr l'abbé, cette dite tour
se trouva entierement minée dans ses fondations et lui causa la
ruine entiere, ce que chacun voyant on voulu debagager chez
Roland Gros burdet cabaretier pour lors et pour cela Roland fournier
gendre dud[it] cabaretier et Jean Claude / Sage / fournier de Rosset qui
etoit fiancé avec la jacqueline Burdet / Berthe / de l'Elix servante
aud[it] cabaret voulant aller debarrasser dans la chambre superieure
de lad[it]e tour se trouverent precipités avec les masures, et
emportés sur des poutres dans l'eau jusqu'aux ilsles** en bas de forens
cela arriva apres la messe de l'aube sur les huit heures du matin
de noël, et les pauvres malheureux s'acccrochant enfin à des saules
y demeurerent jusqu'a dix heures après avoir été mille fois culbutés
par l'eau où par le secour des habitants de forens ils furent secourus
après toutes les inventions prises pour les en retirer et furent si surement?
delivrés du naufrage qu'ils n'eurent aucun mal ayant eu la force de
se retirer en forens chez Mr. joseph Blanc pour lors curial du
? partie de france qui leur rendit tous les secours que la charite la
plus fervente peut inspirer à un chretien aussi bien que Mr. Duprol?
chattelain qui signala tout son zele, de telle façon que le lendemain on les
vit venir à la messe sains et saufs comme auparavant

                                                                                 Bozon attestant

NDLR

* "La Valserine" est le cours d'eau qui arrrose "Chézery" : sa vallée est très encaissée entre des sommets qui culminent à plus de 1300 et 1700 mètres de part et d'autre.

** Il ne s'agit pas d'îles sur le cours d'eau mais d'un lieu "Les Isles" dit situé 3 km en aval.

     

Lochieu

BMS
1756 - 1760

vue 9 / 17

1758

gelée

(relevé Geneadom)

Nota gelée du 17 au 18 avril 1758 la recolte du bled a été
trés endomagée par les pluïes, le bled aiant germé même sur la plante
+
La nuit du 17 au 18 avril 1758 les vignes et les noyers gelèrent
si fortement qu'il n'y a eut ny vin ny noix dans tout le Bugey
et la sommé* de vin a valu soixante douze livres mesure de culoz**

x dans le cas que le même malheur arrivat il faudroit bien
se donner de gardée de toucher aux bleds coupés. l'experience
a prouvé que ceux qui laissèrent leur bled sans le tourner
ny l'etaïer sur des perches, il ne germa pas si vite

NDLR

* Une "sommée" est la charge d'une bête de somme.

** "Culoz" est situé à environ 10 km au sud de Lochieu.

     

Collonges

Fort l'Écluse

BMS
1760 - 1767
FRAD001_EC LOT27654

vue 1 / 5

19/02/1761

mauvais temps

(relevé Geneadom)

Monsieur

Puisque vous avès eu la bonté d'administrer la st Amour*, je vous
seray encore obligé si vous vouliès prendre la peine de l'enterrer au
cimetiere de Longeray.** le mauvais temps ne permettant pas trop de
me mettre en chemin, ce sera, Monsieur, pour moy un surcroit d'engagement
auprès de vous si vous trouvant plus a porté** vous vouliès me faire ce
plaisir. s'il y avoit aussi quelque occasion ou je puisse vous être de quelque
secour je vous prie de me l'offrir quand elle se presentera
[?] avec respect

monsieur

leaz le 19 fev. 1761

Vôtre tres humble et très
obeissant serviteur
Villard Cure

NDLR

* Saint Amour est le surnom de Pierre Gaspard sergent invalide en garnison au Fort de l'Ecluse; ici il s'agit des obsèques de Jeanne Maire sa femme, dont l'acte de décès est sur la page en vis à vis.

** Longeray est un hameau situé sur le territoire de la commune de Léaz à 5 km au sud de Collonges au bord du Rhône. Le curé de cette paroisse écrit au prêtre de Fort l'Écluse qui se situe plus près de Longeray que Léaz (1 km contre 3 km)

     

Champfromier

BMS
1762 - 1763

vue 8 / 17
folio 8

1762

sécheresses

(info http://champ.delette.free.fr, relevé Geneadom)

Cette année 1762 il y a eût deux
secheresses si fortes coup sur coup, qu’il
ne se moissonne aucune legume, ny
pois, ny lentilles, pas même des
pezettes* a dix lieuës
les fourrages ont êtés si rares que
l’on a hyverné que le tier des betes
et avec plus de feuille que de
fourrage. La bresse a donné
force de blé qui n’a pas êté cher
ny le vin qui a eté fort bon

au mois de janvier de 1763 lon
a labouré en Chalame trois jours
pour y semer a paque suivant
et au même mois lon a fournu?**
au dessus de monetier, il ny eû au
plus que quatre doigts de neige a
Evoüaz.***
il ny a point eû d’oignon du tout

NDLR

* Le mot "pezette" ou "pesette" du latin "pisum" peut désigner les lentilles, les pois ou les vesces.

** Peut-être que le verbe "fourner" qui signifie habituellement "cuire au four" a ici une toute autre signification plus proche de "faire du feu" ou "écobuer" ?

*** La "Combe d'Évuaz" est située à 7 km au nord de Champfromier à près de 1100 mètres d'altitude.

     

Saint-Etienne-sur-Chalaronne

BMS
1767 - 1768
FRAD001_EC LOT86817

vue 15 / 62
folio 41 verso

10/01/1766

parhélie*

(info https://www.histoire-genealogie.com, merci à Thierry S.)

de la superstition

le peuple dans les villes comme dans les campagnes
a toujours regardé comme des presages, les
apparitions de pleusieurs soleils et de pleusieurs
lunes. rien n’est si puissant que la superstition
pour tenir en bride la multitude, ou pour en
effrayer les esprits, et quand une fois une terreur
panique sen est emparé, on a de la peine de les
en retirer.
Le vendredi 10 janvier jour le plus froid de
l’hyvert de l’année 1766, soleil levant, il y
eut trois parhelies, c’est à dire que l’on vit
trois soleils. Nos paisans regarderent cela comme
un tres mauvais présage qui signifioit une
grande mortalité parmi les hommes. Comme je
m’apperçus que leur peur alloit toujours en aug-
mentant, au prosne du dimanche suivant 12
janvier, je leur en donnai une explication
phisique, qui les rassura. pleusieurs m’en firent
des remerciments.
Nous en eumes deux de lune, il y a un mois.....
les auteurs romains en parlent.

Quid enim impedit quo minus tot sint, quot nubes fuerint
aptae ad exhibendam effigiem solis sen. lib. 1 Nat. Quest. c. 13.**

Lunae quoque trinae ut Cn. Domitio C. Fannio coss.....
apparuere... Plin. Lib. 2 c. 32.***

NDLR

* Le "parhélie" est un phénomène optique hivernal de reflexion de la lumière solaire sur des cristaux de glace atmosphériques et qui forme généralement deux images du soleil de part et d'autre de celui-ci et un halo annulaire. Voir une photo prise à Moscou en 2014.

** "Seneque, liber 1, Naturales Quaestiones, capitulum 13" : Sénèque (Lucius Annaeus Seneca), Questions naturelles, livre 1, chapitre 13

*** "Pline liber 2 capitulum 32" : Pline, livre 2, chapitre 32

—   —  —

Retord

BMS
1770 - 1779
FRAD001_EC LOT79156

vue 5 / 28

1771

neige

(info https://meteochatelet.pagesperso-orange.fr, merci à Thierry S.)

nota

nota [en marge]

aujourd 17 juin 1771, il y a demi pied de neige et fait un
vrai jour de St. Antoine  -    -  le 18, le 19 de même les
bêtes chez la pluspart n’ayant rien de quoy manger
souffrent.

—   —  —

Champfromier

BMS
1778 - 1781

vue 28 / 34

1780

sécheresse

(info http://champ.delette.free.fr, relevé Geneadom)

(...)
Il y a eut cette année une secheresse, qui grilla tout, il
n’y eut point de fruit, point de bled de pâques, presque point
de fourage, les choux manquerent totalement, les pommes
de terre furent immangeables à cause de leur amertume.
On fit beaucoup de feuilles pour nourrir le bétail pendant
l’hyvers. fort heureusement que le vin et le froment ne
furent pas chers. Presque tous les vins pousserent dans
tout le Bugey. Il y eut beaucoup de fievreux dans les
pays marécageux et surtout dans le pays de Gex.

—   —  —

Champfromier

BMS
1778 - 1781

vue 34 / 34
folio 6 verso

1781

chaleur

(info http://champ.delette.free.fr, relevé Geneadom)

(...)
Nota on a fait dans le mois d’aoust du pain de bled qui était crû
au Chalame, chose rare; car il n’y meurit que rarement et
cela à la fin de Septembre.
(...)

—   —  —

Champfromier

BMS
1782 - 1785

vue 7 / 33

1782

sécheresse

neige

(info http://champ.delette.free.fr, relevé Geneadom)

(...)
Il y eut en cette année une secheresse pendant tout
l’été, qui consuma tout, il n’y eut que les bleds d’hyvers
qui fournirent une mince recolte, tous les bleds de
Pâques furent grillés et ne fournirent pas même leurs
semences, il n’y eut que très peu de fourrage et encore
ne valut-il pas grand chose, il n’y eut pour ainsi dire
point de fruit excepté quelques poires, on n’eut point
de choux, les raves furent assès abbondantes, mais
très petites et de bon gout, il en resta beaucoup sous
la neige qui vint de très bonne heure. Les pommes
de terre eurent le même sort et le peu qu’on / en / tira
de terre ne furent point bonnes. Ce fut, au dire
des anciens, une des plus mauvaises saisons qu’on
eut jamais vu passer. La misere fut très grande
dans cette paroisse, Le chanvre ayant manqué
comme les autres danrées, les pauvres Champfromerans
ne purent gagner au peigne de quoi payer les deniers
royaux ni de quoi acheter du bled qui se vendit
très cher.
(...)

—   —  —

Champfromier

BMS
1782 - 1785

vue 17 / 33

1783

éruption volcanique

(info http://champ.delette.free.fr, relevé Geneadom)

 

(...)
Câ été dans le courant de l’été de 1783 qu’on a vu
dans l’atmosphere une espece de fumée ressemblant aux
Brouillards*. Les physiciens ont beaucoup raisonné et,
dérosonné sur sur cette fumée qui a été généralement
répandue sur tout notre continent et sur la mer et
qui ne disparoit même encore entierement à ce moment
quoi qu’elle dure depuis près de huit mois Les tonnerres
ont été frequents et effrayants. Ils sont tombés quatre fois
dans cette paroisse, sans y avoir causé de dommages
considerables. Les tremblements de terre, les ouragants, les
innondations ont été fréquents en differents endroits
(...)

* Conséquence de l'éruption du "Lakagígar", ou "Laki", ensemble de plus de cent cratères volcaniques du sud de l'Islande alignés sur une fissure de 27 kilomètres de longueur. Ce sont les poussières de cette éruption gigantesque (appelée "Skaftáreldar", en français « feux de la Skaftá ») débutée en 1783 et considérée comme la plus importante éruption lavique de tous les temps, qui voilent le ciel. Elle eut d'importantes conséquences en Islande (famine de la Móðuharðindin), mais ausssi dans tout le reste de l'Europe.

—   —  —

Ochiaz

BMS
1783 - 1788 FRAD001_EC LOT68969

vue 3 / 20

1783

éruption volcanique

orages

(info https://murmuresdancetres.blogspot.com)

 

Cette même année, un broüillard continuel a regné tout
l'été de façon qu'on regardoit aisément et sans être éblouis
le soleil qui paroissoit rouge et d'une circonférance une fois
plus grande. Le peuple s'en effrayoit. On a éprouvé dans
la même année des maladies épidémiques dans bien des endroits
et surtout dans les pays de gex et bresse. On n'avoit jamais
entendu tant et de si furieux tonnerres, et on ne se rappelle
pas d'époque où il eut tué tant de monde et causé d'autres
fléaux que dans cette même année.
                                   Jacquinod Curé

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Champfromier

BMS
1782 - 1785

vue 25 / 33

1784

sécheresse

(info http://champ.delette.free.fr, relevé Geneadom)

(..)
Il y eut une secheresse qui reduisit presqu’à rien les bleds
de Pâques. La recolte des bleds d’hyvers fut passable.

—   —  —

Champfromier

BMS
1782 - 1785

vue 33 / 33

1785

froid

(info http://champ.delette.free.fr, relevé Geneadom)

(...)
De memoire d’homme on n’avoit jamais vû un hivers aussi
long, aussi rude et aussi abondant en neige que l’hivers de
mil sept cent quatre-vingt-cinq. Les bleds d’hivers périrent
presque tous et le peu qu’on / en / ramassa fut presque tout
pourri. En revanche les bleds de Pâques furent assès bons et
assés abbondants. On eut beaucoup de fruit, beaucoup de
raves et de choux. On fit partout une recolte abbondante
de vin, mais il fut verd presque partout.
(...)

—   —  —

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Mots-clés : bise, chaleur, crue, déluge, éruption volcanique, foudre, froid, grêle, inondation, mauvais temps, neige, orage, parhélie, pluie, sécheresse

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