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TÉMOIGNAGES INSOLITES dans les ARCHIVES
« Quand nos ancêtres parlaient de catastrophes naturelles »
Département du Loir-et-Cher (41) / Val de Loire / Centre-Val de Loire

Areines / Blois / Conan / La Ferté-Beauharnais / Fontaine-Raoul / Loreux / Naveil / Neung-sur-Beuvron / Romorantin / Saint-Gourgon / Saint-Julien-de-Chédon / Sargé-sur-Braye / Souday / Villeherviers

Commune et/ou paroisse
Cote(s) AD
Date et type
d'événement
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Transcription du document
Areines

BMS
1757 - 1792
5 MI 3/R2

vue 70 / 589

folio 4

26/11/1770

inondation

Le lundy 26 novembre il plut tant le dimanche
precedent que la riviere augmenta et sacru
quen deux heure apres midy le dit jour 26 on
croioit perire par leau elle estoit prest a entrer
dans leglise et dans le presbitaire darene
et il y avoit 4 pied deau en leglise de la
labbeie de la Ste trinité de vendome.
Les chevaux au ponteau a vandome ne pouvoit
y passer tant leau y estoit haute et se
joygnoit a leau du Marche a vendome
La Ferté-Beauharnais

BMS
1668 - 1736
E-DEPOT 083/1

vue 86 / 268

13/01/1685

inondation

(relevé Geneadom)

[bapt]esme de / [Si]vain bezos [en marge]

Le tresiesme j[ou]r de janvier de lannee mil six cent quatre vingt
cinqs a esté baptize par moy silvain fils de Jean bezos
et de marie legere sa legitime espouse qui ma esté apporté
du pré de lorme parroisse de tremblevif avec la
permission du sieur sebille curé dudict lieu accause
des grandes eaux quil y avait a passer le parein
Silvain palois la mareine louise fontaine lesquels
ont declares ne scavoir signer

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La Ferté-Beauharnais

BMS
1668 - 1736
E-DEPOT 083/1

vue 115 / 268

acte n° 3

20/02/1701

inondation

(relevé Geneadom)

Bapt[ême] / Louise Pajo / de Neung [en marge]

Le vingtiesme de fevrier 1701 a esté baptizée par moy
accause des grandes eaux qui ont empesché de pouvoir
aller a neung louize fille de raimond paio tesier*
et de louize mason sa legitime espouze le parain
Jean le large la maraine Jeanne chevalier dom[estique]
du Sieur Jean bellenoue hotelier a la ferté avr[ain]
lesquels ont declares ne scavoir signer en pre[sence]
de felix Jaffeux et de pierre Jaffeux

* Mis pour "tessier" ou "texier" voire "tixier" c'est à dire "tisseur" ou tisserand. NDLR

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Villeherviers

BMS
1692 - 1721
E-DEPOT 282/5

vue 145 / 294

06/10/1707

inondation

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom, merci à Jeannine L.)


rivieres Debordees


Le 6 octobre 1707 toutes les rivières de
Loire de Cher de Saudre* sont debordees toutes en
mesme temps dune maniere extraordinaire, celle de
Saudre est venue jusque au roché de mon jardin, celles
de Cher et de Loire ont fait de tres grands ravages, des
hommes et des bestes noyes, des maisons emportes. Les ponts

de gien rompus / les faux bourg / du portereau dorleans /, auge / fust inonde, tout / le Val de Loire *
[en marge]

NDLR

*La "Sauldre" (formée de la "Petite Sauldre" et de la "Grande Sauldre") est un affluent rive droite du Cher qui arrose Villeherviers puis Romorantin. Voir ci-dessous l'inondation de 1770.

* * Ici sont citées les villes de "Gien", "Orléans" et "Angers" (d'amont en aval, sur la Loire).

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Fontaine-Raoul

BMS
1696 - 1731
E-DEPOT 088/2

vue 90 / 239

23/09/1708

grêle

(info http://geneactinsolites.free.fr)

Remarque [en marge]

Le vingtrois de septembre 1708 sur les quatre heures du
soir il s'est formé depuis vendome en deça un orage
qui a ruiné les vignes qui etoient pretes a vendanger
le long du loir en montant ; La plus part des
grains de graile de cette nuée pesoient au moins
une demie livre* ; plusieurs en aiant pesé.

* Avant la loi du 7 avril 1795 (système métrique), l’unité de référence en France était la livre de poids de marc de Paris qui valait 489,5 g. Les grêlons pesaient donc au moins 254 grammes. NDLR

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Conan

BMS
1709 - 1710
E-DEPOT 057/30

vue 8 / 11

folio 7

1709

froid

orage

 

novembre 1710

inondations

(info http://genealogiepro.canalblog.com/, relevé Geneadom)

Lannée derniere mil sept cent neuf les rigueurs de
lhyver furent si grandes que les blés gelerent entierement
dans ce paÿs cy. il y eut quelques contrées ou il en resta
quelque peu comme dans le perche et la bretagne mais ils
estoint si rouillés quils ne purent servir qua semer au mois
d'octobre suivant et ce fut un effet de la providence, car sils
eussent esté bons on n'auroit point semé. plusieurs semerent du
blé viel qui vint tres bien et la recolte suivante auroit esté
tres abondante sans une foudre generale qui batttit les blés
dont il y eut au moins deux semences egrennées dans les chaume
Le meme hyver de 1709 tous les gros noyers et les autres
arbres fruittiers gelerent.
au mois d'octobre suivant la ditte gelée la riviere de loire
deborda de tous costés, entraina les levées, se repandit
dans les vallées et perdit tout ce quia voit esté semé. au mois
de mars on refit des menus grains mais peu de temps après
la meme crüe arriva qui ne fit pas moins de ravage, et dans
le mois de novembre 1710 elle s'accrut encore d'une telle
violence quon ne lavoit jamais veu si hauste, car elle
entraina des maisons touttes entieres # ou plusieurs perirent et
# les ponts d'amboise / de jargeau et / de boisgeney
une grande quantité de bestial fut noyé dans les plaines.
dans lannée 1709 quand on vit que les blés etoint gelés on fit de
lorge dans les terres ou avoit eté semé le blé et on cuillit une
si grande quantité quelle fut suffisante pout nourrir le peuple
qui ne mangea que cela, encore estoi ce les bourgeois; car les
paisants et autres mangeoint de lavoine et de la vesse et il ny eut
que les riches qui mangerent du blé dont le boisseau mesure
doucque* valut jusqua cent cinq sols vers la St mathieu et peu
a peu diminua de prix quand on vit venir des blés rouillés
de bretagne qui servirent a semer. Les gros qui (diton) ne gelent
jamais gelerent cette année la et le parlement de paris adjuga a
chaque curé environ quinze septiers de blé et le reste leur fut
payé sur le pié de dix sept ecus mesure de blois.

* Comme sous l'ancien régime chaque province ou même parfois chaque bourg possédait ses propres unités de mesures, il s'agit ici de la valeur du boisseau de blé dans la paroisse d"'Oucques La Nouvelle" située à 8 km au nord de Conan. NDLR

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La Ferté-Beauharnais

BMS
1668 - 1736
E-DEPOT 083/1

vue 162 / 268

08/04/1709

inondation

(relevé Geneadom)

Le 8 avril 1709 il ma esté apporte
du moulin des clois paroisse de neung
accause des grandes eaux une fille
nee du mariage de jean clair
et de magdelaine marquet sa legitime
espouze pauvre mendiante je lay
baptizee le parain francois conge
valet la maraine anne lecas fille
demeurant les deux au clois en presence
de pierre morion et de joseph bruneau
qui ont declares ne scavoir signer de
ce enquis

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Fontaine-Raoul

BMS
1696 - 1731
E-DEPOT 088/2

vue 96 / 239

1709

froid

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom, merci à Luc P.)

Remarque [en marge]
nous voici par la grace de dieu a la fin d'une
bien facheuse année et demain [si dieu n'a pitié
de nous !] au commencement d'une autre qui ne le sera
selon toute apparence, pas moins.
Le 6 de ianvier de cette année 1709, une gelée commença
, qui dura deux mois, avec tant de force que tout
en souffrit beaucoup. au moins les trois quart des
oiseaux sont peris par la rigueur du froid principalem[en]t
les merles dont il n'est est presque pas resté.
tous les noïers, les chateigners la moitié des autres
arbres fruitiers et des chaînes sont morts par la
force de la gelée. les blés et orges bechaits
ont tellement souffert que dans ceste paroisse, il n'a
été cuillis que cinquante boiceaux de bled rouillé
dont i'en ai eu deux et demi pour la dixme ce qui

environ de mois d'avril a fait monter le prix
le bled vieil iusqu'a vingt cinq livres le septier,
mesure de chateaudun ce qui a continué iusqu'au
mois de septembre ou il est monté iusqu'a quarante
et quarante deux livres a cause de la semence ;
mais dieu pour donner occasion aux pauvres den semer
un peu, le fit revenir a vingt livres le meilleur en
novembre et decembre. L'on ne peut simaginer
combien le peuple a souffert non obstant qu'il a été
cuilli une grande quantité d'orge, non pas en ceste
paroisse ou ie n'ai eu de ce grain que six boiceaux
de dixme, le terroir n'y etant pas propre. les
avoines y sont venuës en assés grande quantité ;
mais elles ont eu le temps si peu propre pour
leur maturité qu'a peine peut on en faire cinq livres
de tres mauvais pain de chacun boisseau ; lequel
pain no[urr]it si peu que les pauvres ont touiours faim;
ce qui fait voir que dieu en a retiré la force et
la substance et que ce que nous souffrons est
en un visible chatiment de sa part, nous aiant privé
tout a la fois de bled, de vin et de fruit, dans
un temps ou iamais la guerre ne fut plus alumée
entre les princes, l'argent plus rare parmi le
peuple, et plus necessaire pour paier un
tres grand nombre d'impots.
priés dieu pour celui qui nous instruit du passé
et ie le supplie qu'il nous preserve d'un temps semblable
a celui ci.

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Villeherviers

BMS
1692 - 1721
E-DEPOT 282/5

vues 163
et 164 / 294

1709

froid

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom, merci à Jeannine L.)

Le 6e janvier 1709 le froid se prit et dura
trois grandes semaines, il fut excessif et je ne cois pas
quil y en ait jamais eu un pareil il mourut
beaucoup darbres, de chesnes darbres fruitiers, et
particulierement / en ce pays + / tous les noyers dont il nen resta pas
+ quelquesuns / cependant / ont repoussé [en marge]
un, les vignes gelerent de telle sorte qu'il ne fust
point cuilli de vin, il fust extremement cher, a
orleans il se vendoit cent francs
le poinson*; en ce
pays icy il vautallait / maintenant / soixante et quinzes livres le poinson*
et je cros bien quil encherira encor et quil naura
point de prix. Les bleds gelerent, il ne fust
point cuilli de froment, et peu de seigle ce qui
a fait encherir le bled et de beaucoup. avant la gelée
le seigle ne valloit que six sols le boisseau** et
il veint jusque a trantes cinq sols le boisseau.
Le froment se vendoit cinquantes, de sorte que la
misere fust extremement grande; maintenant que
jescris cecy et qui est le 3 octobre 1709 lorge
vaut encor dixhuict sols, et je cros bien que lannee

mil sept cent dix sera bien malheureuse, on a cuilli
de lorge et des bleds noirs cest peu de chose. En ce pays
icy il ny a point de bled vieux. outre cela la
draperie a marqué, tous les ouvriers sont contraints de
sescarter dans la campagne pour demander leurs vie
il ny a point d'argent, La guerre qui dure depuis si long
temps a ruiné le royaume, je prie dieu de tout mon
coeur quil detourne la misere dont nous sommes menacées
La prochaine annee, et quil nous regarde dun oeil
de compassion.
Si je suis en vie dans un an jescriray
comment tout se sera passé. priez dieu pour moy.

NDLR

* Le "poinson" mis pour "poinçon" est un tonneau contenant les deux-tiers d'un muid qui est lui-même une mesure de capacité extrêmement variable selon les provinces (par exemple 268 L à Paris mais 700 L à Lunel dans l'Hérault).

** Le "boisseau" est un récipient cylindrique servant de mesure. Sous l'ancien régime, sa contenance est variable selon la province et parfois même d'une paroisse à l'autre (par exemple en val de Loire, le boisseau de Saumur valait en moyenne entre 12 et 13 litres).

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Villeherviers

BMS
1692 - 1721
E-DEPOT 282/5

vue 174 / 294

1710

froid

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom, merci à Jeannine L.)

Javois promis il y a un an descrire cequi se seroit passé
lannee 1710 Le / peu de / seigle que lon cuillit en 1709
fut de tres mauvaise qualité, il estoit plein dargots*
desorte que ceux qui en mangerent en furent tres
malades, on sattendoit que la semence de seigle vaudroit
plus dun escu le boisseau, mais parceque on n'en pouvoit
manger elle ne valut que vingt deux et vingt
trois sols quoy quau commencement elle se vendit
quarante cinq sols le boisseau. Le bled noir vallut
a la semence trentes six, et jusques a quarantes
sols le boisseau. pendant le cours de lannee le
seigle na pas passé vingt sols, et lorge quinses
sols. le froment trentes six, et trentes huict sols
le plus beau. Le vin a toujours esté cher,
soixantes livres, le poinson au meilleur marché. Les
vignes gelerent au mois de may, ce qui a fait
que lon a peu cuilli de vin, il vaut maintenant
plu quatre vingt francs le poinson de bon vin, et
quarantes, et cinquantes livres a lestape, je cros
bien quil vaudra a ce renouveau cent francs le
poinson. nous avons veu pendant un an
quantite de pauvres etrangers en ce pays, il en est
mort beaucoup dans des chemins, et dans les granges
cestoit une compassion bien grande de voir telle
misere; il est mort encor quantité d autres parsonnes
dans les villes.. heureusement cette annee 1711,
nous avons cuilli icy beaucoup de seigle et de bonne
qualité, et beaucoup dorge; les bleds noirs** ont
esté brouis par les chaleurs. le bled a present ne
vaut que dix sols le seigle, dix sept dix huicts
sols, le froment.

dieu nous fasse la grace de
nous preserver du mal.
NDLR

* Mis pour "d'ergot". L'ergot du seigle est un champignon du groupe des ascomycètes, parasite des céréales et favorisé par l'humidité. À cette époque-là il était responsable d'une maladie appelée "ergotisme", "mal des ardents" ou "feu de Saint Antoine", qui provoquait des hallucinations car l'ergot contient des alcaloïdes dont est dérivé le LSD.

** Le "blé noir" ou "sarrasin" (Fagopyrum esculentum Moench) est une plante de la famille des Polygonacées qui, malgré son appellation courante n'est pas une espèce du genre Triticum (regroupant les variétés de blé), ni même une graminée. Il est dépourvu de gluten, ce qui le rend difficile à utiliser pour faire de la pâte à pain.

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Neung-sur-Beuvron

BMS
1699 - 1723
E-DEPOT 159/1

vue 171 / 335

30/04//1711

inondation

(relevé Geneadom)

Le neuf may 1711 jay esté advertit que le dernier
avril, mr le curé de la ferté avrin* avoit eu la
bonté de baptiser a cause du debordement de la
riviere du beuvron Jeanne fille de françois boisgard
et de Jeanne chevalliere laboureurs demeurant au
grand villiers # et que le parain avoit esté Denîs Brisset
aussy laboureur audit village, et la mareine
francoise dumont et ce pour servir de memoire
en cas de besoin # de cette paroisse.

* La Ferté Avrain s'appelle désormais La Ferté-Beauharnais. NDLR

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Villeherviers

BMS
1692 - 1721
E-DEPOT 282/5

vue 194 / 294

12/01/1712

inondation

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom, merci à Jeannine L.)

Ce 17 janvier La riviere estoit extremement grande
elle venoit jusque dans la premiere planche de ma vigne
du jardin, causee par la continuation des pluyes

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Saint-Gourgon

BMS
1700 - 175
4E-DEPOT 213/1

vue 119 / 228

19/10/1726

aurore boréale

(relevé Geneadom)

Cette année la nuit du dix neuf au vingt d'oct[obre] parurent des signes
et phenomenes extraordinaires qui rendirent le temps clair du coté du
vent d'amont et le remplirent d'une infinité de flammes ou langues
de feu qui se combattoient les unesd les autres.

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Souday

Glatigny

BMS
1693 - 1791
E-DEPOT 248/16

vue 34 / 190

19/10/1726

aurore boréale

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom,
merci à Guillaume L.)

nota / violents / foenomenes [en marge]

L'an 1726 le 19[èm]e octobre à sept heures et demie du soir commencer / ent
à paroitre des flammes de feu qui partoint de lorient, et qui sortoient
de nuées epaises, et bluatres, les quelles flammes durerent iusqu'a
onze heures du mesme soir, et setendirent si fortement quelles
occuperent tout le nort, et sen allerent finir dans loccident
, lesdittes flammes étoient si violentes que sortant du septentrion
elles sen voloient iusques au midy, lon ust cru a les voir que
le ciel, et la terre alloient se consumer, le temps etoit clair du
costé du midy, et les etoilles tres claires et brilantes, le temps
etoit assés froit, parmy ces nuées noires, et bluatres il s'en
levoit de rouges comme le sang, don sortoint pareillement
des flammes épouventables, il n'y eut aucun tonnerre, ny
eclairs de tonnerre, et quoyque la lune fut au commencement
de son dernier cartier # il faisoit clair comme en pleine
lune, ces flammes de feu partoint de nuées assés basses

# et non levée,

et selevoint en haut, en se dissipants / sans bruit / en mille flammes
de feu, loëil humain ne pouvoit les regarder sans en
estre ébloüi, et mesme incommodé, ie n'ay point vu d'homme
qui dise avoir vu ny entendu parler de semblable chose
, tous les hommes etoint dans l'étonnement et la consternation
et moy tout le premier qui croiois que ma maison alloit
estre onsummée par le feu, et ie pensois que ce fust les
signes du dernier jugement, il est difficile de depeind / re
un spectacle si epouventable, la peur étoit si fort dans
ma maison que le sexe feminin fondoit en larmes sans que ie
puisse les consoler, dieu par la Sainte grace nous preserve de
nos iours des flots dont nous sommes advertis pour le dernier
jugement. ce 21 octobre 1726   Potté curé de glatigny

* Cette aurore boréale, qui est probablement la plus célèbre de l'histoire, fut à l'origine de la publication de l'ouvrage intitulé "Traité physique et historique de l'aurore boréale, Suite des Mémoires de l'Académie royale des sciences" et publié en 1731 par M. Jean-Jacques Dortous de Mairan mathématicien, astronome et géophysicien français né à Béziers en 1678. NDLR

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Souday

BMS
1726 - 1736
E-DEPOT 248/15

vue 15 / 243

19/10/1726

aurore boréale

(relevé Geneadom)

hier dixneuf octobre au dit an 1726. depuis six
heures et demie du soir jusqua minuit parurent
en lair des feux epouventables* qui sembloient
se battre, et rendoient une clarté qui venoit
du septeintrion en sortes que lon voioit aussi clair
comme si l'aurore eût du paroistre a linstant
cependant il devoit faire noir parceque la lune est
dans son declin, et ne paroissoit point. ces feux étoient
comme des tourbillons, et passoient les uns sur les
autres et se mesloient souvent directement au dessus
de notre clocher ce qui epouventa tout le
monde. japprend que toutes les paroisses voisines
ont veu les mêmes choses et en ont eté effraiées
Dieu veille appaiser sa colere, les mêmes signes
parurent en provence avant la peste en 1720.

* Voir ci-dessus. NDLR

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Sargé-sur-Braye

Saint-Martin*


BMS
1724 - 1764
E-DEPOT 235/13

vue 74 / 265

folio 1 verso

11/01/1735

crue

(info http://cocojobo.over-blog.com )

M[ariage] / julien / bodineau / francoise / quentin [en marge]

Lonziême jour de janvier mil sept cent trente cinq (...)
(...) en presence de rene algrin
beau pere dudit epoux, marie chesneau sa mere nayant pu venir
accause des grandes eaux consentant cependant audit mariage (...)

* À Sargé-sur-Braye les deux églises de Saint-Martin et de Saint-Cyr sont toutes proches, mais leurs paroisses respectives sont éparées par la Braye ce qui cause des problèmes aux paroissiens lors de chaque crue.  NDLR

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Souday

BMS
1718 - 1747
4 E 248/5

vue 103 / 241

folio 4 verso

06/01/1739

froid

gelée

(info "Aïe Aïe Aïe Mes Ayeux", relevé Geneadom,
merci à Louis H.)

Grand froid [en marge]

Permission de / manger de la / viande en / carême. [en marge]

Le neuf Mars a cessé le froid, le dix le degel
a commencé, et continué les jours suivants sans
pluye, la gelée et les glaces commencerent le
six Janvier par un froid aussi picquant et
excessif qu'en 1709. toutes les rivieres prirent
dès le sept, et la glace de letang de Boivinet
a été de vingt deux pouces, tous les legumes
des jardins et arbrisseaux ont gelé, et comme
il ne reste que du pain sans poisson ni marée
Monseigneur l'Evesque du Mans a permis
lusage de la viande pour un seul repas les
dimanches, lundis, mardis et jeudis pendant
ce Carême jusqu'au premier Avril, ce qui
navoit jamais été permis dans ce Diocese.

* Voir ci-dessus. NDLR

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Naveil

BMS
1724 - 1743
E-DEPOT 158/4

vues 251 et 252 / 306

folios 13 et 14

1740

froid

gelées

crues

 

(info https://www.geneanet.org, merci à Jean-Claude T. et Damian D.)

Lannee mil sept cent quarante a
été remarquable par un assamblage
de fleaux dont dieu a affligé les peuples
l'hyver a êté des plus rigoureux et a
continué pendant le primtems avec presq[ue]
autant de violence comme dans le mois
de Janvie, le froid excessif et la disette
de l'annee derniere a causé une mortalité
extraordinaire dans presque toute la
province qui n'a point cessé que vers la
St Jean ; elle n'a pas été cependant regné
dans nôtre p[aroi]sse ; comme la gelée n'a point
cessé dans le primtens les vignes ont gelé
a plusieurs fois a mesure qu'elles poussoient
du bourjon quand il venoit quelques jours
de chaleur, les vieles souches avoient
gelé d'hyver ; pusieurs vignerons ne
vouloient point tailler les vignes a cause
du froid, mais celles qui ont eté
taillees pandant le plus grand froid
n'ont pas eté plus gasttez que les autres
les geleez du primptems ont tout ravagé
dans les lieux bas, et les vignes ont

ont aussy gasté les bourjons amesure
quels poussoient et cela dans les sablons
dans les lieux hauts, la vigne promett
oit une des plus grandes abondances.
mais comme elles ont ete retardees par
le mauvais tems aussy bien que les
autres biens de la terre, les geleez du
mois d'octobre ont tant perdu exceptez
les auvernats et meliers* qui étoient
murs ; pour les autres raisins ils ont
presque été tous perdus parcequils sont
gelez etants tout verts ; les pomiers et
poiriers et tous les autres arbres exeptez
les pechers, et congnachers ont manqué
entierement et a cause de la gelee ; outre
cela ; les bleds qui avoient eté inondez
en la semaille et qui avoient eprouvé
de rudes gelees des le mois d'octobre
n'étoient presque point levez la violen
ce de la gelee de lhyver a en a gelé
une bonne partie ; comme le reste etoit
tardif il a rouille, de sorte qu'on na
gueres vu d'annees ou il ait ete si
mal traitte. les orges et avoines

ont été abondantes. le bled nouveau vaut
aujourd'hui le 31 decembre quarante sols
mesure de vendome, le viel vau cinquante
l'orge vingt cinq sols, lavoine 10 sols.
la misere est a son comble. Les eaux
pendant ce mois ont été grandes a quatre
reprises ; elles ont ete fort grandes dune
fois, et surtout les festes de noel.

morts de curez
mr le curé dazé
mr le curé de Fee
mr le curé de St Lubin des prez
mr l'ancien curé de Thoré mort a vendome
mr l'ancien prieur de villier faure mort a vendome
mr le curé d'Epuisay
mr le chapelain des religieuses du Calvaire

* Le mêlier ou meslier désigne soit un néflier soit un cépage de raisin noir originaire de Bourgogne ou blanc (Petit Meslier) actuellement cultivé en Champagne. Ici vu la suite de la phrase ("pour les autres raisins...") et le mot "auvergnat" qui précède, il semblerait que le curé parle ici des cépages. L'auvergnat pourrait par exemple désigner un Gamay. NDLR

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Sargé-sur-Braye

Saint-Martin*


BMS
1724 - 1764
E-DEPOT 235/13

vue 178 / 265

folio 5

29/11/1751

crue

(info http://cocojobo.over-blog.com)

L'an mil sept cent cinquante un le vingt neuf de novembre
les ceremonies du bapteme ont étez administrez dans l'eglise
paroissial de rahay par maistre michel huber curé de la ditte
paroisse et cela accause du debordement de la riviere de brais (...)*

* Voir note ci-dessus à l'année 1735.  NDLR

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Blois

Sainte-Solenne

BMS
1767 - 1767
4 E 018/413

vue 20 / 35

06/08/1767

orage

(relevé Geneadom)

Lan 1767. le six aoust sur les cinq heures apres midy a comencé une orage fameuse
qui adure dans toute sa force jusques a huit heures du soir et a eu plusieurs
reprises jusques au lendemain matin ; plusieurs maisons ont été frappées
de la foudre, dans la ville et les endroits voisins ; plusieurs personnes sont
mortes après avoir reçu des coups de tonnerre. Lubin vic[aire].

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Romorantin

BMS
1770
4E 194/31

vue 41 / 47

29/11/1770

inondation

(merci à Claudine T. et à Marie-Thérèse C.)

Innondation / extraordinaire [en marge]

Le Jeudi vingt neuf novembre a fini l’inondation extraordinaire, et qui ne
s’étoit jamais vüe, de la riviere de cette ville, commencée et venüe tout d’un coup
Le lundi vingt sept six sur les onze heures du soir. On peut la regarder comme
une espece de deluge. S’était un vrai torrent dans toute les rües de Lisle Marie
et du Bourgeau. Il était si rapide entre l’eglise et le mur de la cure qu’il a accu-
mulé devant la porte un tas surprenant de pierres, parmi lesquelles il y en a
d’aussi grosses qu’un quart. Si ce mur de la Cure etoit tombé, et il s’en est peu manque
le Presbitere et ceux qui etoient dedans, auroient peri. Il y avait environ quatre pied
d’eau dans la place autour dela croix, et cinq au moins en certains endroits. Elle
etoit a proportion dans les maisons et dans L’eglise. Les deux ponts ont eté renvers(és)
plusieurs maisons entierement detruites, le moulin de la ville emporté, sept per-
sonnes noyées. On voit cy après l’Inhumation de six. Le septieme qui est le meu
nier du moulin du chapitre n’est pas encore trouvé. La perte d’animaux, vins,
eau de vie, huiles, meubles et autres effets est tres considerable. Celle de la campagne
ne peut s’évaluer. On ignore la vraie cause de cette inondation. Il est vrai que tant
de causes une inondation si prompte si grande pendant tant de tems. Le service
Divin a cessé dans L’église a cause de L’humidité de L’ouverture des tombeaux
et de la mauvaise odeur qui pourroient causer des maladies populaires. quatre
Chanoines qui demeurent en ville psalmodient leur office a St Martin. la
messe de Paroisse dira demain, feste de St André, a L’hôtelDieu. il en sera de
meme Dimanche. Les choses iront fort mal jusqu'à la reconstruction des
ponts qui ne sauroit etre prompte. Ce malheur concourt avec la plus triste année
ou le bled avalu Jusqu'à 7 lt… 5 s.* le boisseau. Il s’est tenu a Lhotel de ville pendant
tout cet accident une assemblée depersonnes en place qui ont signalé leur zele en procurant

Au public promptement les secours necessaires enpareille Circonstance. Adorons
ici la Volonté de Dieu.  Veignault curé

* 7 Livres Tournois 5 Sols ce qui fait 145 sous soit environ 3 à 4 fois le prix habituel NDLR

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Romorantin

BMS
1770
4E 194/31

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29/11/1770

décès suite
à l'inondation

(merci à Claudine T., relevé Geneadom)

 6 actes de décès de "submergés (...) dans le débordement affreux de la rivière" par Berthault vicaire :

  • Marie veuve d'Étienne Pouteau invalide âgée de 70 ans
  • Marie Leddé fille de défunt Leddé et Marie Blondeau âgée de 32 ans
  • Marie Baranges veuve de Jean Pibaleau âgée de 75 ans
  • Marie Anne Godet fille de feu François et Marie Anne Vaïllant âgé de 16 ans
  • Jean Goujon époux de Marie Moireau âgé de 48 ans
  • Jacques Houlette veuf en dernières noces de Marie Anne Bardon âgé d'environ 80 ans

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Villeherviers

BMS
1754 - an V
5MI 282/R3

vue 188 / 592

folio 11 verso

1770

crue

(info http://villeherviers.com/, merci à Hélène L.)

Cette année le vingt six novembre la
riviere a monté trois planches de la
grande vigne a cause d’une pluye de
trente deux heures et du debordement
d’une infinité d’etangts

 j    a      Normand Curé

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Saint-Julien-de-Chédon

BMS
1681 - 1812
5MI217/R1

vue 298 / 738

folio 5

06/1772

crue

orage

grêle

(info http://www.chedonais.fr/)

Cette annee 1772
outre les grandes eaux qui ont ravagez
les la varanne il est tombé le samedy de
devant le dimanche du St Sacrement par un
orage une gresle qui a perdu fait / un / tort considera
ble aux vignes et aus bleds depuis villiers
jusqu'a moitie la varenne tirant du coté
dangé. depuis par deux autres orages la gresle
a suivi le mesme train et a fait un grand tort.

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Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

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1776

météorologie

(relevé Geneadom)

NDLR

Ici commence la chronique annuelle de Jean Baptiste Etienne Rochet, curé de la paroisse de Loreux de 1778 jusqu'à la Révolution Française. Il deviendra alors officier public de l'Etat Civil nommé par le conseil général de la commune de Loreux jusqu'en l'an II de la République. Les difficultés liées à son style d'écriture m'ont incité à ne transcrire ici que les parties de texte traitant spécifiquement du temps qu'il a fait sur la période. Il s'agit  généralement de la fin de chaque chronique, car elles débutent toujours par un dénombrement des actes de BMS de l'année en cours, puis par l'état des récoltes et le prix des denrées.

(...)
il y a eû abondance de tout universellement, le vin assez mediocre ou du moins
inferieur à celui de l'année précédente, tous les fruits n'etaient pas d'un
bon gout et de garde, soit qu'il y en eut trop, soit qu'ils n'aient
pas eû beau temps, le bled très commun et point trop cher, l'année
a été très sêche et froide dans cet hyver, avec des neiges, et gelées.
Beaucoup d'incendies aux maisons de le p[aroi]sse.

—  —  —

Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

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1778

météorologie

(relevé Geneadom)

 

(...) le vin assez abondant et bon mais plus a cause d'un
enlevement fait au mois de novembre très sec et même d'une
secheresse rare tout les mois, may, juin, juillet, aoust et
septembre, ensuite très pluvieux jusqu'à la moitié de
décembre [rature]
la gelée à commencé ensuite et un temps sec et clair.
il n'y a eû aucunes neiges de l'hyver.

—  —  —

Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

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1779

météorologie

(relevé Geneadom)

(...) le vin abondant, mur, et pas cher,
le printemps a été beau, sec au commencement, mais
ensuite avec pluie bienfaisante à la monte des
bleds seigles, l'eté sec et chaud, peu d'orages, l'automne
beau temps, lhyver jusqu'au mois de janvier, vari
able, beau et doux, octobre, novembre, ensuite
pluie, et gelée

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Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

vue 156 / 587

1780

météorologie

(relevé Geneadom)

(...) le bled seigle très peu, grêle dans tous les environs du pays et très
considerable, quantité d'orages très violentes, beaucoup de bled noir, point
d'avoines et point d'orges peu de vin dans le pays et d'aucune garde,
point de fruits d'aucune espece. le printems beau et l'eté tres chaud
et très orageux l'automne seiche dans les commencements et très
pluvieuse au milieu beaucoup de bleds qui ont resté à emblaver,
l'hyver, partie sec, froid et negeux.

—  —  —

Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

vue 163 / 587

1781

météorologie

(relevé Geneadom)

(...) il y a eû beaucoup de neigles [sic], la gelée n'a pas beaucoup duré
assez forte le commencement du printemps les mois ensuite
beaucoup d'eau, une secheresse extraordinaire depuis le mois de
may jusqu'a la toussaint, même point d'eau jusqua la fin de
novembre, assez d'orages et beaucoup de grêle dans coteaux et terres
Berry. on a bien emblavé les bleds.

—  —  —

Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

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1782

météorologie

(relevé Geneadom)

(...)
ni orges nulle part, pas beaucoup de vin, point de fruits, point
de chanvre, ni legumes, la viande grasse intensement chere,
point de volailles. point de gland, un printems extraordinaire
ment mouillé la gelée a eté serieuse pendant quelques jours
une chaleure et une secheresse comme on n'en voit gueres

—  —  —

Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

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1783

secheresse

chaleur

(relevé Geneadom)

(...) il y a
eû beaucoup de seigle et bled noir, les deux especes en abond
ance et grenés. Beaucoup aussi d'autres menus grains. assez de
vin par endroit mais toujours cher. Beaucoup de fruits
partout, mais d'aucune garde. Beaucoup de chanvres et de
légumes, mais point bon assez de volaile mais chere si
cestoit le dinde. point de gland. point d'hyver toutes les
saisons de l'année seine très sec et très chaud.

—  —  —

Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

vue 189 / 587

1784

météorologie

(relevé Geneadom)

(..)
point presque de chanvre. pas beaucoup de volaile
et tres chere. point de gland. toutes les saisons de
l'année très seines seches et chaudes extraordinairement
de neige elles ont tombé pendant presque les six
semaines quelles ont duré, très froid pendant ce
tems.

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Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

vue 197 / 587

1785

sécheresse

(relevé Geneadom)

(...) passablement de bled noir, point d'avoyne et d'orge partout, une abon
dance de vin sans égal mais très petit pour la qualité. aussi grandement bon
marché près que point de fruit si ce n'est le rouge. la volaille rare. point de porc
et de gland. une secheresse comme on a jamais vû.

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Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

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1786

sécheresse

(relevé Geneadom)

(...) le blé seigle assez abondant, passablem
ent de blé noir pas d'avoine dans le pays et d'orge mais ces deux
grains abondans dans certains cantons de berry. le vin passable
ment et d'une très bonne qualité. pas beaucoup de fruits la
volaile rare. le foin très abondant. peu de glands. une sécheresse
pareille à l'année précédente.

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Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

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1787

météorologie

(relevé Geneadom)

(...) mauvaise recolte en sologne excellente en berry en tous grains
le blé seigle cher jusqu'au mois d'avril. il a diminué jusqu'a la
couvraille*, ensuite plus cher le vin pas abondant et mauvais
points de fruits. le foin très abondant. la volaille pas trop
commune. point de glands nulle part une secheresse jusqu'au
mois de septembre, pareille aux années précédentes, mais
ensuite de l'eau au point qu'on n'a pû emblaver dans aucun
pays. je veux dire qu'on a très mal fait les blés puisqu'on a
resté presque la moitié à faire. [rature] le tems humide
a duré jusqu'au mois de janvier 1788.

* La "couvraille" dans certaines régions désigne les semailles . NDLR

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Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

vue 223 / 587

1788

sécheresse

froid

gelée

grêle

(relevé Geneadom)

(...) la volaile pas courante, point bonne et point chere. point
de glands. les fruits rouges un peu, mais pas beaucoup
d'autres si ce n'est la pomme d'hyver. une secheresse extraordi
naire. le froid a commencé des la toussaint, la neige a tombé
dès la fin de novembre sans cesser presque pendant six
semaines, et une gelée semblable pour ne pas dire passant
celle di sept cens neuf. les moulins ne tournaient plus, et
une vraie famine. la grêle [rature] a ruiné une g[ran]de par
tie de la Beauce, et du pays bas. on a bien emblavé en sologne
mais non en berry et plusieurs autres endroits.

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Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

vue 233 / 587

1789

météorologie

(relevé Geneadom)

(...) point de
fruits rouges peu de poire, mais beaucoup de pom
mes, peu de vin et cher et pas bon. peu de glands
si ce nest en certains payies. le Berry a bien enseme
ncé, mais non la sologne si ce n'est les diligents.
les états qui? ra?n on commencé leur t? au mois
de may de cette présente année beaucoup de plaies
pendant le printemps, l'été asséz beau si ce nest la fin
des moissons beaucoup d'eau à la jusqu'après la
toussaint. l'hyver jusqu'a la fin de l'année très beau
petites gelées, point de neiges et un tems superbe

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Loreux

BMS
1764 - 1811
5MI118/R2

vue 243 / 587

1790

météorologie

(relevé Geneadom)

le vin passablement abondant, d'une qualité rare, mais très cher
acause de la bonté, et qu'il ni avait plus de vieux. et surtout
par la perte qu'avoit causé au débordement de la loire qui en
a entrainé une quantité prodigieuse, et par un extèrm?
ent pour orleans, paris et blois. point de gland, le porc
gras extremément cher, la volaille aussi mais non le dinde
on a bien emblavé si ce n'est les paresseux on a serré difficille
ment les derniers blés seigles tres difficilement les blés noirs
lhyver très pluvieux, point de neiges lété très sec, point
de ?

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Villeherviers

BMS
1792 -1792
4 E 282/58

vue 9 / 11

folio 7

16/12/1792

crue

(info http://villeherviers.com/, merci à Hélène L.)

Aujourd'hui trente decembre mil sept cent quatre vingt douze
lan premier de la Republique francoise a neuf heures du matin
est comparu devant nous Jean françois Leger officier public
nommé par le Conseil General de la Commune de Villeherviers
du Canton et district de Romorentin Département de Loir et
Cher Silvain Maget laboureur demeurant a la Metairie
du grand Veurre* assisté de Michel Thezeau domestique
deumeurant a la dite metairie du grand Veurre temoins
amené par le dit Silvain Maget nous a presenté une fille
qu'il nous a déclaré etre née le seize du présent mois de
decembre en son domicile cy dessus indiqué et etre issue
du mariage de lui comparant et de Jeanne Chancellier
auquel enfant le dit comparant a donné le prenom de
Jeanne (Le dit Silvain Maget n'a pu faire qu'aujourd'hui
la presente declaration a cause des grandes eaux de la
Reÿre* qui empechoient de passer et ledit Silvain Maget
et led[it] temoins cydessus designés ont declaré ne scavoir
signer de ce enquis les dits jour et an dont acte

                                 Leger

* "Voeurs" (anciennement "Petit et Grand Voeur") est situé 5 km à l'est de Villeherviers mais séparé du village par plusieurs cours d'eau : La Lèse, La Rère, le Fossé et la Sauldre. NDLR

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